Les "villes éducatrices" ajoutent "les droits des enfants" à leurs ambitions
Paru dans Petite enfance, Scolaire, Périscolaire, Culture le mercredi 03 juin 2026.
Le RFVE s'est battu pendant six ans pour "remettre l'éducation au coeur du projet démocratique" et pour la mandature à venir, le Réseau français des villes éducatrices entend "développer la confiance dans l'école publique". Ces adjoints chargés de l'éducation ont de plus, pour plusieurs d'entre eux, vu leurs délégations étendues aux "droits de l'enfant", ou plutôt des enfants et des jeunes, car il s'agit de les prendre en compte avec leurs singularités.
Le bureau, constitué ce 3 juin et présidé par Stéphanie Léger (Lyon), estime en effet que cette question est primordiale, elle induit un changement de regard sur les enfants qui ne sont pas des "citoyens en devenir" mais des citoyens et des citoyens dont les droits sont souvent bafoués. La pandémie a révélé ce que vivaient les enfants dans les familles, il y a eu ensuite la CIIVISE, puis Betharram et les autres, les animateurs du périscolaire... Les élues (le bureau, huit personnes, ne compte qu'un homme) font d'ailleurs valoir que l'immense majorité (plus de 80 %) des violences subies par les enfants et les jeunes sont découvertes sur le temps scolaire et signalées à l'Education nationale et au procureur.
Gaëlle Rougier (Rennes, vice-présidente) insiste, avec les enfants, "on éduque aussi les adultes", les parents, mais aussi, insiste Alexandre Mathi (Noisy-le-sec), tous les agents qui doivent être formés pour créer une "culture commune", une prise en compte des enfants qui dépasse la question des vulnérabilités. Pour l'élue de Marseille, Pascaline Lécorché, elle "traverse" tous les secteurs de l'action publique. Emilie Kuchel, qui a cédé la présidence du réseau après la défaite de la gauche à Brest conclut en soulignant la continuité de l'action, de "la ville à hauteur d'enfant" qui était le mot d'ordre de la mandature précédente aux droits des enfanta aujourd'hui, en les déclinant, droit à la sécurité, mais aussi droit à la santé, droit à l'éducation et à apprendre ensemble...
Le bureau du RFVE est constitué des adjoints à l'éducation des villes de Dijon, Marseille, Clermont-Ferrand, Lyon, Rennes, Schiltigheim, Bourges et Tours.
A noter que l'ancienne députée Francesca Pasquini a lancé une pétition "pour des délégations aux droits des enfants dans chaque ville"
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