Les mineurs ne connaissent pas le fonctionnement de la Justice et ne connaissent pas leurs droits (Défenseure des droits)
Paru dans Petite enfance, Scolaire, Périscolaire, Justice, Orientation le mercredi 15 avril 2026.
La Défenseure des droits publie son rapport 2025 qui met notamment en lumière "des atteintes aux droits et à l’intérêt supérieur de l’enfant". Elle fait le constat de "dysfonctionnements dans la prise en charge des enfants en danger" par les services en charge de la protection de l'enfance, notamment "des accueils dans des lieux non autorisés".
Le rapport fait également état "d’une prise en charge insuffisante des besoins des enfants en santé mentale", avec "un manque de professionnels, un manque de places en pédopsychiatrie et une fragmentation des soins". Il fait aussi le constat d' "obstacles à la réussite éducative, notamment pour les enfants issus de milieux défavorisés ou en situation de handicap : "refus d'accès à la cantine scolaire, refus d'aménagements des épreuves d’examens ou encore des retards dans les réponses des maisons départementales des personnes handicapées".
Il "revient sur la fragilisation des principes fondamentaux de la justice pénale des mineurs" et sur la "méconnaissance majoritairement partagée des droits de l’enfant et du fonctionnement de la justice". Il souligne que, "malgré les efforts salutaires des professionnels concernés, les dispositifs qui visent à accompagner les mineurs fragiles – protection judiciaire de la jeunesse et protection de l’enfance en premier lieu – souffrent d’un grave manque de moyens, qu’il faut combler. Dans le cadre, ensuite, de la détention, les conditions indignes de vie et l’absence de cadre éducatif solide, avec notamment un nombre d’heures de cours insuffisant, témoignent de ce que la privation de liberté, loin d’être, comme le prévoient les textes, un dernier ressort pour les mineurs, ne permet pas de garantir leur réinsertion dans la société."
Le site du Défenseur des droits ici

