Périscolaire

SNU : la ministre répond aux critiques, en attendant la refonte du dispositif

Paru dans Périscolaire, Orientation le lundi 31 mars 2025.

"Le SNU est appelé à évoluer." Marie Barsacq répond à une question du sénateur Hugues Saury (LR) sur le service universel national (SNU). La ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative répond surtout aux critiques de la Cour des comptes, publiées au mois de septembre dernier (voir TE ici).

Elle fait valoir que, depuis 2019, "145 000 jeunes ont effectué un séjour de cohésion SNU" et elle ajoute que "le dispositif classes et lycées engagés (CLE) installé en 2024 a renouvelé le public avec un taux de participation de 40 % de lycéens professionnels et de 7 % de jeunes issus de quartiers prioritaires de la politique de la villle (QPV)".

Alors que les "sages de la rue Cambon" dénonçaient "une organisation administrative défaillante, marquée par des achats effectués dans l’urgence en-dehors des règles relatives aux marchés publics", elle indique que la Direction générale du SNU accompagne (dorénavant, ndlr) "les services déconcentrés lors de la passation des marchés de gestion des séjours" ; "toutes les procédures ont été formalisées" et les services déconcentrés ont reçu "des effectifs supplémentaires". Le coût des séjours est "de plus en plus maîtrisé", il était de 2 475 euros en 2023, de 2 172 euros en 2024 et il est estimé à 1 944 euros en 2025. De nouvelles mesures "sont en cours d’étude", notamment la réduction des séjours à 10 jours au lieu de 12.

"Concernant la difficulté de recruter des encadrants, elle s’est largement amoindrie", les recrutements ne se font plus en CEE (contrats d’engagement éducatif) mais en CDD, "ce qui est un cadre plus sécurisant et attractif". En 2024, le SNU a établi "8 604 contrats d’encadrants soit 495 équivalents temps plein". "Le taux d’étudiants parmi les tuteurs est supérieur à 85 %" et "près de 85 % des encadrants affirment vouloir renouveler l’expérience."

Autre information, "les acteurs de l’éducation populaire assurent 40 % des séjours" et l'année dernière, ce sont près de 43 M€ "qui ont été versés au secteur associatif, soit un tiers du budget du SNU". La ministre répond en outre, implicitement, aux articles de presse qui dénonçaient les agissements de certains encadrants. "En 2023, il y a eu 17 situations de violences ou de harcèlement par des encadrants sur les 40 135 jeunes accueillis (...). À l’inverse, le cadre instauré par les encadrants des séjours de cohésion et l’éloignement familial ou amical offrent aux jeunes volontaires un environnement propice à la libération de la parole (...). Les encadrants ont signalé 19 situations hors SNU aux autorités judiciaires et administratives pouvant aller jusqu’à la saisine du parquet." Pour la ministre, les recommandations de la Cour des comptes ont donné lieu "à des actions correctrices", en attendant la "refonte du dispositif" annoncée par Emmanuel Macron.

Les questions-réponses ici (page 1452)

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