E. Geffray : Je ne vois pas ce qu'on pourrait faire de plus
Paru dans Scolaire le lundi 02 novembre 2026.
En ce qui concerne les mesures qui auraient un effet immédiat, "je ne vois pas ce qu'on pourrait faire de plus". Edouard Geffray était, ce 2 avril, sur France Inter, après avoir adressé ce week-end une lettre aux lycéens (uniquement sur X, que ToutEduc boycotte).
Le ministre reconnaît aux lycéens le droit "le plus absolu" de manifester, "en revanche, la priorité absolue c'est que les élèves puissent aller en cours. Moi, j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année et qui, pour certains, n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines si on compte les vacances, et pour lesquels l'année scolaire est maintenant en risque, et ça c'est quelque chose qu'on ne peut pas se permettre".
E. Geffray ajoute que les blocus "ne sont pas illégitimes" puisque "un certain nombre de revendications sont légitimes, mais ils sont "illégaux". A la question "enverrez vous les forces de l'ordre", il répond qu'il "en appelle à la responsabilité collective" et met en cause ceux qui appellent aux blocus mais qui ont "déjà passé le bac"" et ne sont pas "concernés par le sujet".
Il indique que des chantiers sont ouverts, contrôle continu, emplois du temps, donc sur des questions qui ne peuvent être résolues immédiatement, et il ne voit pas "ce qu'on pourrait faire de plus" et qui ait aussitôt un effet. Pour les quelque 2 000 postes d'enseignants supplémentaires, ils seront créés en loi de finances, chacun revient, chargé, à quelque 60 000€ (soit 120 M€, ndlr). Il ajoute que l'ensemble des critères et des "algorithmes locaux" utilisés dans le cadre de Parcoursup "seront rendus publics, mais qu'on ne peut pas supprimer Parcoursup, créé par une loi sans une disposition législative, d'autant qu'avec une suppression immédiate, "on aurait 800 000 lycéens qui devraient envoyer des dossiers papiers à toutes les universités de France et de Navarre", et il ajoute "quand on est un peu responsable, on ne laisse pas 800 000 élèves le bec dans l'eau".
Pour sa part, une intersyndicale CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SUD (manquent le SNALC et Action & Démocratie, CFE-CGC, ndlr) constate que "si ces premières réponses" apportées aux lycéens "sont jugées, à juste titre, insuffisantes par les organisations de jeunesse, les lignes ont bougé grâce à la mobilisation et des brèches sont ouvertes". Elle demande "le dégel du point d’indice et des mesures catégorielles sans contreparties", "la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH", "une grille nationale pour la rémunération des AED", "un plan de titularisation des non-titulaires", "l’annulation des suppressions d’emplois prévues au budget 2027 dans le premier comme dans le second degré. Les organisations syndicales appellent leurs militants à "préparer la grève du 5 novembre".

