Présidentielle 2027 : l'extrême-droite dans le flou
Paru dans Scolaire le mardi 27 octobre 2026.
Contrairement aux candidats issus de LR, l'extrême droite, en l'état actuel de la publication des programmes de Marine Le Pen et d'Eric Zemmour, donne peu de détails sur ce qu'elle entend faire pour l'Education. Les deux candidats ont en commun de vouloir que " notre système éducatif retrouve sa mission de transmission des savoirs" (MLP) et "le retour à une instruction publique exigeante et performante" (EZ).
La première veut "créer un chèque-formation mensuel de 200 à 300€ pour les apprentis, les alternants et leurs employeurs", "remettre au cœur des programmes l’enseignement du français, des mathématiques et de l’histoire", "evaloriser les salaires des enseignants et refonder leur formation", "rétablir l’autorité de l’institution scolaire par l’instauration d’un uniforme au primaire et au collège tout en sanctionnant les absences et les incivilités", "supprimer la bureaucratie de l’Education nationale pour libérer des moyens financiers, réduire les effectifs des classes et arrêter les fermetures d’écoles".
Eric Zemmour est encore moins précis sur les effets concrets des principes qu'il défend, consacrant l'essentiel de son argumentaire à la dénonciation des responsables de l'étact de notre école tel qu'il le décrit. Pour lui, l'Ecole doit "faire à nouveau des Français, imprégnés de la culture et de l'Histoire de notre pays", il faut en finir avec "un pédagogisme hors-sol et privilégiant une bienveillance dogmatique" pour "redevenir une école méritocratique". Il prône sans plus de détails "l’apprentissage des savoir-faire fondamentaux à l’école primaire, la suppression du collège unique ou encore le relèvement du niveau du baccalauréat".
Ni l'un ni l'autre ne précisent comment ils comptent mettre en oeuvre ces principes, la seule disposition concrète portant sur le chèque formation de MLP.

