Archives » Actualité

ToutEduc met à la disposition de tous les internautes certains articles récents, les tribunes, et tous les articles publiés depuis plus d'un an...

Elysée 2027, le programme pour l'école d'Edouard Philippe

Paru dans Scolaire le lundi 26 octobre 2026.

Edouard Philippe estime légitimes les revendications des lycéens : "l'orientation ne fonctionne pas, les emplois du temps sont dégradés (...). La parole des élèves doit peser davantage dans la vie de leur établissement, il faut renforcer la démocratie lycéenne, et l'autonomie leur en donnera les moyens." Il ne remet toutefois pas en cause la réforme du lycée, ni Parcoursup qu'il faudrait toutefois "améliorer". Voici l'essentiel de ce qu'il envisage s'il est élu président de la République.

Il veut faire des chefs d'établissements les véritables patrons, mais conserve, contrairement à B. Retailleau et David Lisnard, un cadre national : "Les programmes et la formation des professeurs restent garantis nationalement ; tout le reste, méthodes, heures d'enseignement, rythmes, organisation des classes, uniforme, règles de discipline, se décide sur le terrain, par le chef d'établissement et son équipe, avec les parents et les élus."

Il faut généraliser "les petits effectifs sur toutes les petites classes". Il faut aussi "concentrer l'enseignement primaire sur les savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter", et donner aux directeurs d'école la possibilité "d'augmenter le nombre d'heures de français et de mathématiques pour les élèves qui en ont besoin (...). Les autres enseignements, notamment culturels et artistiques, peuvent être réalisés après les cours portant sur les fondamentaux." Il faudrait aussi que "chaque enfant entre dans la lecture dès la maternelle".

Le maire du Havre voudrait "créer un service public universel du soutien scolaire, combinant assistant IA personnalisé et brigades d'anciens professeurs et d'étudiants volontaires". Il faudrait aussi constituer des groupes de 5 à 6 élèves "qui rencontrent des difficultés" ou qui "sont en avance sur les autres" et à qui "des enseignements adaptés à leurs besoins" seraient "proposés en plus des cours".

Il ne veut pas pour autant de groupes de niveau, aux établissements "d'ajouter des heures de français dans une classe, de maths dans une autre, et de faire travailler en petits groupes les élèves qui en ont besoin. Des professeurs expérimentés pourront consacrer la moitié de leur service à ces petits groupes."

Les journées devraient être "moins longues, organisées autour des savoirs le matin et des pratiques l'après-midi, le sport et la culture, avec les devoirs intégrés dans la journée."

Pour les élèves en difficulté, les établissements pourraient "avancer la rentrée d'une à deux semaines".

"Le collège commun doit rester : mêmes programmes, même socle pour tous. Ce qui doit cesser, c'est le collège uniforme, organisé de façon identique partout quelle que soit la réalité du terrain".

En ce qui concerne l'orientation, il faut "améliorer Parcoursup sans revenir en arrière", commencer "bien avant la terminale, avec un accompagnement renforcé, par des professeurs formés et des étudiants volontaires", tandis que l'enseignement supérieur "devra être réformé pour que les filières avec les moins bons taux d'insertion soient revues et que les filières scientifiques soient revalorisées".

En matière de santé mentale, il faudrait donner "aux élèves accès à des tiers de confiance, à des conseils et à la détection".

Il faudrait "augmenter de 20 % la rémunération moyenne des enseignants sur le quinquennat", mais aussi "recréer des écoles normales, plus exigeantes sur les savoirs fondamentaux, pour la formation initiale des professeurs" pour lesquels il propose qu'ils puissent évoluer "dans ou hors de l'Éducation nationale" et "pour les professeurs expérimentés (en fin de carrrière, ndlr), enseigner à mi-temps devant une classe complète et le reste du temps en petits groupes".

Les téléphones doivent être "strictement" interdits à l'école primaire, au collège et au lycée : "un téléphone sorti en classe ou dans la cour sera confisqué et rendu aux parents." Favorable à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, Édouard Philippe propose de réécrire le texte qui a été censuré par le Conseil constitutionnel "et, si nécessaire, de le soumettre à référendum".

Il propose de "créer une 'amende de responsabilisation scolaire' (...), pour les parents d'enfants harceleurs, perturbateurs ou absentéistes et les parents violents".

Il voudrait que soient rendues publiques "les évaluations de performance des établissements scolaires".

« Retour


MONTAIGNE AUJOURD'HUI

Une nouvelle traduction des Essais,
au plus près d'une intelligence en mouvement.

* Détail de la statue de Montaigne
par Paul Landowski (Paris 5ème)

S'abonner à ToutEduc

Abonnez-vous pour accéder à toute l'information des professionnels de l'éducation et recevoir : La Lettre ToutEduc

Abonnement Gratuit →

* Sans engagement par la suite.