Moins de 1 % des enseignants considèrent que les réformes de ces 10 dernières années ont amélioré les choses (baromètre UNSA)
Paru dans Scolaire le lundi 14 septembre 2026.
Moins de 1 % des enseignants considèrent que les réformes de ces 10 dernières années ont amélioré les choses, les deux tiers des personnels du système éducatif public estiment qu'elles "ne correspondent pas" à leurs besoins. Seuls 4 % des enseignants du premier degré sont "en accord" ou "plutôt en accord" avec les choix politiques faits dans leur domaine, 8 % dans le second degré, c'est à peine mieux que l'année dernière (3,4 % pour les deux niveaux). Pour mémoire, ce taux d'adhésion était de 26 % en 2016. C'est l'un des principaux enseignements de la 14ème édition du baromètre UNSA, publié ce 14 septembre.
Près de 43 000 personnels de l'Education nationale (92 %), de l'enseignement supérieur (5 %), de Jeunesse et Sports (1 %), de l'agriculture (1,6 %), ont renseigné au printemps dernier l'enquête de l'organisation syndicale, un tiers sont des syndiqués UNSA, 25 % adhérents d'un autre syndicat, 40 % ne sont pas syndiqués. Ils aiment leur métier (90 % de oui ou plutôt oui), mais parmi les enseignants, ils ne sont que 7 sur 10 à se dire heureux de l'exercer, un bon tiers d'entre eux voudraient changer de métier, quitte, pour un quart d'entre eux, à passer dans le privé. Seuls 15 % (1er degré) et 23 % (2nd degré) conseilleraient ce métier à un jeune. A noter encore que s'ils sont près de 6 sur 10 à estimer que c'est la question du pouvoir d'achat qui devrait être prioritaire, plus de 4 sur 10 la charge de travail, comme précédemment, mais leur santé est devenue un sujet d'inquiétude, alors qu'elle était en queue de peloton l'année dernière.
Autre sujet de préoccupation, le poids des inégalités sociales qui, constate Morgane Verviers, semble "être un non-sujet pour l'exécutif". La secrétaire générale de la fédération constate également que la première des réformes que devrait initier un prochain ministre porte sur ... "la manière de réformer". Neuf enseignants sur dix demandent à être davantage consultés. S'ajoute à leurs motifs d'inquiétude la conscience claire que, dans un contexte de baisse démographique, la concurrence du privé pourrait être exacerbée et se traduire par une offensive contre le public.
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