Archives » Actualité

ToutEduc met à la disposition de tous les internautes certains articles récents, les tribunes, et tous les articles publiés depuis plus d'un an...

Privé - public, la FEP-CFDT souhaite "un véritable débat sur ce que nous attendons de l'école"

Paru dans Scolaire le dimanche 13 septembre 2026.

"Il faut qu'il y ait un véritable débat sur ce que nous attendons de l'école" estime Valérie Ginet. La secrétaire générale de la FEP-CFDT, le syndicat de l'enseignement privé présentait, ce 11 septembre, l'enquête IFOP "sur le moral des enseignants du privé" et le qualificatif le plus souvent associé à leur situation professionnelle est "inquiétude", suivi de "lassitude" et d' "impuissance". Ce dernier item est coché par 44 % des plus de 2 000 enseignants interrogés alors qu'il ne l'est que par 23 % des autres agents de la fonction publique.... L'enthousiasme n'est coché que par 15 % des enseignants. Et pourtant, 45 % d'entre eux évoquent leur plaisir à enseigner et 26 % le sentiment d'utilité quand on leur demande d'expliquer ce qui les motive.

Interrogés sur ce qui pèse le plus sur leur quotidien professionnel, ils citent fréquemment "l'écart croissant entre les décisions ministérielles et la réalité". 92 % estiment que leur charge de travail a augmenté ces dernières années, notamment du fait de l'accueil des enfants à besoins particuliers, mais aussi du contrôle continu (surtout dans l'enseignement agricole). Par ailleurs, la moitié d'entre eux a été "confrontée à des situations de violence de la part d'élèves et/ou de parents d'élèves, un tiers, de la part de leur direction, sans bénéficier dans ce cas d'aucune protection neuf fois sur dix. Près de trois enseignants sur quatre considèrent que leur travail impacte leur santé.

Ils ne sont que 13 % à être satisfaits de leur rémunération (versus 51 % des salariés français), 8 % à penser que leur travail est suffisamment reconnu par la société, 67 % envisagent d'ailleurs de quitter le métier...

"Après des années de réformes successives (...), notre système éducatif est fragilisé", souligne Valérie Ginet qui évoque un autre motif d'inquiétude : comment faire de la baisse démographique une chance pour l'école ? comment éviter que le public et le privé soient en concurrence sur un même territoire ? Pour elle, "il est important qu'il y ait des établissements privés, qui participent au service public, dans les territoires", mais elle reconnaît que les instances susceptibles d'organiser localement des complémentarités restent à inventer, que tous les établissements ne sont pas prêts à jouer le jeu de la mixité sociale auquel les invite le SGEC (le secrétariat général de l'enseignement catholique, ici) et qu'il faudrait au préalable être au clair sur ce qu'on attend des écoles.

 

 

« Retour


MONTAIGNE AUJOURD'HUI

Une nouvelle traduction des Essais,
au plus près d'une intelligence en mouvement.

* Détail de la statue de Montaigne
par Paul Landowski (Paris 5ème)

S'abonner à ToutEduc

Abonnez-vous pour accéder à toute l'information des professionnels de l'éducation et recevoir : La Lettre ToutEduc

Abonnement Gratuit →

* Sans engagement par la suite.