Progression du nombre des enfants qui dorment "à la rue" (FAS - Unicef)
Paru dans Petite enfance, Scolaire, Périscolaire, Justice le mercredi 26 août 2026.
Comme chaque année, le baromètre FAS-UNICEF compte le nombre d'enfants qui ont dormi à la rue une nuit aux environs du 20 août. Ils étaient 2 355 cette année dont 514 enfants de moins de trois ans, pour ne compter que les familles qui sont restées sans solution après un appel au 115. Le nombre est donc sous-estimé. Il ne tient notamment pas compte des mineurs non accompagnés, ou vivant dans des squats ou des bidonvilles, ou dont les parents ont renoncé à appeler le 115. En prenant les mêmes critères, ils étaient 1 658 en 2022, 2 043 en 2024, 2 159 en 2025, soit une hausse de 42 % depuis 2022. Le nombre des enfants de moins de un an est passé de 144 à 173.
A noter encore que 63 % des personnes pour lesquelles le 115 n'a pas de solution sont des familles, 9 % des femmes seules, 21 % des hommes seuls...L'UNICEF et la FAS (les acteurs de la solidarité) ajoutent que "les conséquences du sans-abrisme sur la vie et le bien-être des enfants sont dramatiques : dégradation de leur santé physique et mentale, isolement social, exposition à la violence, difficultés de scolarisation (...). En 2025, 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans sont morts de la rue".
"Au manque de places s’ajoute l’inadéquation des solutions proposées aux familles lorsqu’elles sont hébergées", la croissance du parc s’est faite "principalement au profit de l’hébergement d’urgence, avec un recours accru aux nuitées hôtelières (...). On constate également un allongement de la durée d’hébergement : en Île-de-France, 13% des ménages ont passé plus de 10 ans à l’hôtel." Or ce mode d’hébergement "est particulièrement inadapté à la vie familiale et aux besoins des enfants."

