Canicule : les organisations syndicales demandent des normes nationales
Paru dans Scolaire le mardi 23 juin 2026.
Une très large intersyndicale présentait à la presse, ce 23 juin, le travail effectué depuis le 8 novembre 2024 par la "cCommission spécialisée transition écologique" constituée par le CSE (le Conseil supérieur de l'éducation) et dont le rapport a éété adopté par le CSE à l'unanimité le 26 mars de cette année. Il est resté pour l'heure sans réponse du ministre.
Réunissant des représentants de toutes les fédérations syndicales du public et du privé, les deux principales fédérations de parents, les organisations syndicales, la JPA et les maires de France, la commission demande notamment des "limites normées de température pour les périodes d'enseignement et les périodes d'examen". Les responsables syndicaux dénoncent une gestion de crise souvent du jour pour lendemain, dont la responsabilité est laissée aux collectivités et aux personnels, sans références nationales et de manière très inégale selon les départements.
La création d'un "Observatoire national de l'adaptation du bâti scolaire au climat et à l'écologie" permettrait la rédaction "d'un cahier des charges contraignant", et devrait s'accompagner d'un financement supplémentaire de l'Etat à destination des collectivités locales qui ont quelque 150 millions de m2 à rénover. Elle s'accompagnerait également de l'adoption d'un "plan climat" et de la mise en place de formations "inter-métiers", donc mêlant personnels d'Etat et agent.e.s territoriaux "aux enjeux écologiques et à leur enseignement".
La Commission recommande également d' "associer les élèves aux réflexions de rénovation ou d'aménagement des établissements", de renforcer leur place dans "la gouvernance du système éducatif" et plus généralement, de renforcer les instances de délibération. Il faut pouvoir réagir dans l'urgence et octroyer aux recteurs/rectrices "un pouvoir de report d'examens (...) en cas de dépassement des normes", il faut aussi penser à plus long terme, organiser les examens le matin, avancer les dates d'examens "au plus tôt dans l'année scolaire", au point que la CFDT se demande d'ailleurs s'il ne faudrait pas supprimer les examens, au moins le DNB, et les remplacer par le contrôle continu, un point qui est très loin de faire consensus au sein de cette Commision.

