Les correcteurs du bac pro exigent des conditions de travail "à la hauteur des baccalauréats général et technologique" (SNETAA)
Paru dans Scolaire le mercredi 27 mai 2026.
Les professeurs de lycée professionnel "ne cessent de nous alerter sur le capharnaüm ambiant", généré par l'absence de consignes nationales pour l'organisation de la correction dématérialisée des copies du baccalauréat, avec correction à distance, indique le SNETAA dans une lettre au ministre. Le syndicat FO de l'enseignement professionnel réagit à un mail adressé par le directeur de cabinet d'Edouard Geffray aux recteurs. A noter que c’est la première année de correction dématérialisée pour l'enseignement professionnel et que cette année est "une année de transition avant de revenir à des épreuves à la mi-juin l’an prochain".
En voici l'essentiel :
"Comme il se doit, chaque académie organise les corrections comme elle l’entend, ce qui a pour conséquence de faire jouer la concurrence. Nous remontent donc des traitements très différents d’une académie à l’autre." L'administration centrale "a passé quelques consignes de souplesse (...) pour que partout, des mesures facilitant la correction au choix des académies soient prises. Il semble que cela ne suffise pas et les organisations syndicales arguent légitimement de décisions nationales prises pour les épreuves de spécialités (donc pour le baccalauréat général, ndlr) quand elles ont eu lieu en mars pour demander que des demi-journées soient libérées pour la correction des copies dans l’emploi du temps des professeurs qui cette année, peuvent être encore astreints à faire cours en même temps qu’ils corrigent, compte tenu du parcours personnalisé (parcours poursuite d’études)."
Le directeur de cabinet estime qu'il "serait nécessaire" que les recteurs fassent "passer un message aux chefs d’établissement pour qu’un temps soit bien libéré dans l’emploi du temps des professeurs concernés afin qu’ils assurent la correction, en cette année au calendrier particulier."
Le SNETAA, scandalisé par cette "mise en concurrence" des académies, par l'absence de "consignes nationales claires" et par la diversité des situations "d’un département à l’autre, et même d’un IEN à l’autre", fait valoir que "le baccalauréat professionnel est le premier grade universitaire", que c'est "un diplôme national" et il demande des conditions de correction "à la hauteur des baccalauréats général et technologique".

