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DNB et baccalauréat : confiance aux enseignants mais moins de contrôle continu

Paru dans Scolaire, Orientation le mardi 19 mai 2026.

Le baccalauréat, y compris le baccalauréat professionnel, est le premier diplôme de l'enseignement supérieur, ont rappelé Edouard Geffray et Sabrina Roubache ce 19 mai et le ministre de l'Education nationale a rappelé sa valeur pour l'ensemble de notre système scolaire, y compris à l'étranger puisque l'on compte des centres d'épreuves dans 110 pays (dans 121 pour le DNB).

Il a également insisté, à plusieurs reprises, sur le fait qu'il faisait "confiance aux professeurs qui sont également des évaluateurs", notamment en ce qui concerne le contrôle continu. Pour lui, comme pour la ministre déléguée, les notes données au cours de l'année reflètent la progression de l'élève tandis que les notes obtenues aux épreuves terminales donnent le niveau atteint en fin d'annnée. ToutEduc leur objecte que la note de contrôle continu, moyenne des notes obtenues au cours de l'année, devrait être inférieure à celle des épreuves de fin d'années, alors que celles-ci viennent normalement compenser un éventuel laxisme, ou des différences dans la notation, mais les deux responsables font surtout valoir que la diminution du poids du contrôle continu (40 % vs 60 % pour les épreuves terminales, E. Geffray estime même que le bon équilibre pourrait être 30-70) évite qu'un candidat ait obtenu le diplôme avant même de se présenter à l'examen.

Le ministre a par ailleurs tenté de revenir sur ses déclarations à La Croix, journal auquel il a donné une interview dans laquelle il souhaitait renforcer le poids de l'orthographe, ce qui a enflammé les débats. Il n'a jamais voulu, assure-t-il transformer les épreuves du baccalauréat en un moyen de sélection des "champions du dico d'or" (allusion à une émission de Bernard Pivot), mais il demande une évaluation globale du niveau en "orthographe, syntaxe, grammaire", et là encore, il fait confiance aux enseignants pour juger si l'absence de maîtrise de la langue rend la copie, peu importe la discipline, incompréhensible. Bien qu'elle repose sur une appréciation globale de la qualité de l'expression, la consigne ne s'appliquera qu'à compter de 2027 pour le baccalauréat professionnel, apparemment pour deux raisons, le grand nombre des spécialités (faut-il comprendre que les consignes ne seront pas les mêmes en boulangerie qu'en parfumerie ?) et le temps nécessaire à la préparation des élèves à cette nouvelle exigence (faut-il comprendre qu'actuellement, les enseignants ne sont pas attentifs à la qualité des écrits de leurs élèves ?)

A noter encore la faiblesse du nombre des candidats en allemand (73). En NSI (numérique et sciences informatiques), on compte dix fois moins de candidats qu'en mathématiques (17 500 vs 172 500), alors qu'au baccalauréat professionnel, les spécialités "Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique", "Maintenance des systèmes de production connectés" et "Métiers de l'électricité et de ses environnement connectés" réunissent près de 30 000 candidats. Edouard Geffray dit avoir "presque trop de professeurs" en informatique en LGT alors qu'en lycée professionnel, ce sont le plus souvent des contractuels qui l'enseignent, "souvent pour cinq ou dix ans, avant de faire autre chose". Mais la séparation entre les deux ordres d'enseignement est étanche.

ToutEduc a par ailleurs reçu une alerte des parents d'élèves d'un lycée français à l'étranger. Alors qu'en France, les candidats passeront l'épreuve anticipée de français le 11 juin et celle de mathématiques le 12 juin, dans les centres hors des frontières, ce sera le 8 juin, soit 6 heures d'épreuves dans la même journée. Les familles y voient une rupture du principe d'égalité pour une mesure qui peut avoir du sens dans certains pays, limiter les déplacements, pas dans d'autres.

 

 

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