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EVARS : "un dispositif encore peu stabilisé" (syndicats) et peu débattu dans les écoles et établissements

Paru dans Scolaire, Périscolaire le lundi 18 mai 2026.

Le "collectif LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire" estime que la mise en oeuvre des programmes EVAR-S (éducation à la vie affective et relationnelle, et, dans le second degré, à la sexualité) "repose majoritairement sur l’engagement individuel des enseignants" et que le dispositif est "peu stabilisé". C'est ce qui ressort des 3 468 réponses (dont 906 du privé) à un questionnaire proposé aux enseignants des premier et second degrés entre décembre 2025 et mars 2026 par la CFDT (public et privé), la FERC-CGT, la FSU, SUD éducation, l'UNSA. Ajoutons une proportion importante des "ne sait pas" à plusieurs items, alors que 9 répondants sur 10 ont "connaissance de la mise en place de ces programmes depuis la rentrée de septembre 2025, ce qui donne à penser que le sujet est peu débattu dans les salles des maîtres ou des professeurs, que les enseignants ne s'en emparent pas volontiers.

A la question, "quelqu’un de votre école ou établissement a-t-il ou elle été formé·e à ce sujet ?", les réponses positives sont plus importantes dans le second degré, "quasiment 50%" que dans l'élémentaire, 18 % "ne savent pas". A noter que "les formations institutionnelles existantes sont souvent jugées trop théoriques et insuffisamment opérationnelles". La moitié des répondants ignore si un référent a été désigné. 

"Les séances ont-elles commencé à être réalisées dans votre école ou établissement ?" Oui à 49 %, "la tendance dominante reste celle d’un dispositif encore peu installé, inégalement déployé et largement dépendant des initiatives individuelles". Et un tiers des répondants seulement indique que c'est "dans le cadre d’un projet incluant l’équipe éducative". C'est plus souvent dans le cas du privé, "ce qui est probablement lié à un contrôle plus élevé de ce qui est proposé par les enseignants".

"Notez-vous des difficultés ou des dérives dans la mise en œuvre ?" : oui dans un tiers des cas, non quatre réponses sur dix, "ne sait pas" dans un quart des réponses. "Une part importante des réponses montre une adaptation ou une réduction des contenus, avec un recentrage sur des thématiques jugées plus accessibles (émotions, respect, relations). Les dimensions plus sensibles du programme sont moins fréquemment abordées."

Pour ce qui est de l'appel aux associations, 21 % de oui, autant de "ne sait pas", plus de 50 % de "ne sait pas" à la question "Avez-vous rencontré des oppositions quant à certaines associations ?" Pour le collectif, l'enquête "met en évidence la nécessité d’un renforcement du cadrage institutionnel, d’une formation plus largement diffusée et de moyens identifiés, afin de permettre un déploiement plus homogène et pérenne".

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