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Le PAS : un guichet unique et un changement de philosophie (E. Geffray)

Paru dans Scolaire le jeudi 30 avril 2026.

Les PAS permettent aux enseignants comme aux familles d'avoir "une réponse humaine et non bureaucratique" à leurs besoins en matière de scolarisation d'enfants ou de jeunes en situation de handicap, fait valoir Edouard Geffray. Le ministre de l'Education nationale présentait hier 29 avril aux députés, avec sa collègue Camille Gaillard-Minier (ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées) un premier bilan de l'expérimentation des "pôles d'appui à la scolarité", avant l'examen, le 5 mai, de la proposition de loi ""visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers". 

Les deux ministres ont promis aux députés de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de leur transmettre le bilan du "Comité national de suivi de l'école inclusive", mais ils leur ont assuré que le CNSEI, au vu de l'expérimentation du PAS dans quatre départements, avait jugé le dispositif "utile, pertinent, rapide" et "efficace". Chaque PAS, il y en aurait 67 en Seine-Saint-Denis et peut-être 17 en Corrèze, souvent installés, pour des raisons de commodité, dans un collège, comprendrait un enseignant référent et un personnel médico-social, qui répondraient aux sollicitations, viendraient passer du temps en classe, à plusieurs reprises s'il le faut, en maternelle comme au lycée, pour observer, conseiller, fournir des outils pédagogiques, aider à constituer, si nécessaire, un dossier MDPH... Camille Gaillard-Minier insiste, le binôme répond aux sollicitations qu'elles concernent des élèves "notifiés" ou pas, pour "tous les enfants de la classe", pour "tous les types de besoins". Le PAS est présenté comme "un guichet unique" donnant accès à deux personnes.

Edouard Geffray évoque un changement de regard. Lorsqu'un enfant est en situation de handicap, jusqu'à présent, "on a tout regardé à travers le prisme de la compensation" au lieu de poser la question en termes d'accessibilité, qu'est-ce que je peux faire pour que un handicap ne soit pas un obstacle à la scolarisation ? La conclusion peut être une assistance humaine. 

Le ministre a par ailleurs "lâché" deux informations. Il compte bien que, à la rentrée 2027, chaque collège comptera une ULIS, il évoque aussi l'intérêt d'y prévoir des "espaces de répit". Interrogé sur l'évolution du statut des AESH, il indique qu'un groupe de travail comprenant direction des ressources humaines et organisations syndicales se réunira le 13 mai puis fin mai pour voir à quelles conditions "rendre possible la fonctionnarisation d'une partie" de ces personnels, qu'il souhaite sans méconnaître la difficulté que pose la question de leur quotité de travail, leurs 24 heures devant élèves n'étant pas comparables aux 24 heures des enseignant.e.s qui ont des leçons à préparer et des corrections, même si déjà leur temps de travail est compté sur davantage de semaines que les 36 de l'année scolaire...

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