Les élèves sont plus souvent sceptiques que naïfs (DEPP)
Paru dans Scolaire le dimanche 12 avril 2026.
Les "bons" élèves font davantage preuve d'esprit critique, c'est ce qui ressort d'une évaluation conduite par la DEPP qui a mesuré leurs capacités "à distinguer les vraies des fausses informations et leur propension à adhérer à des croyances conspirationnistes".
Etaient présentées à des élèves de sixième et de seconde "des vrais titres d’actualité provenant de médias fiables et des titres de fausses informations ayant circulé sur Internet", ainsi que des affirmations "conspirationnistes". Les élèves de sixième réussissent "à évaluer correctement la véracité des contenus de six items sur dix et les élèves de seconde de sept items sur dix".
Le service statistique de l'Education nationale a croisé ces résultats avec les scores obtenus aux évaluations nationales en français et mathématiques. En sixième comme en seconde, les élèves dont les résultats en français sont situés dans le tiers le plus haut ont de meilleurs scores que les élèves plus faibles, qu'il s'agisse de distinguer le vrai du faux ou de l'adhésion à des thèses conspirationnistes, et l'effet "est plus marqué pour le français que pour les mathématiques". Les élèves issus d’un milieu social plus favorisé obtiennent en moyenne de meilleurs scores.
L'enseignement le plus intéressant de cette note est sans doute que les élèves "font davantage preuve de scepticisme que de naïveté à l’égard des informations qui leur sont présentées", ils les jugent plus souvent fausses que vraies. "Cette attitude est plus prononcée en sixième, où 57 % des élèves se montrent sceptiques, contre 54 % en seconde. Elle est également plus marquée chez les filles (60 % en sixième et 58 % en seconde) que chez les garçons".
"En sixième comme en seconde, les trois quarts des élèves rejettent l’idée que des groupes secrets pourraient contrôler l’esprit des gens sans qu’ils le sachent". Très majoritairement, ils ne croient pas que "les gouvernements ont délibérément répandu des maladies dans certains groupes d’individus", mais les trois quarts des élèves de seconde "sont d’accord sur le fait que le gouvernement cacherait délibérément des informations importantes au public".
La note d'information "Une meilleure capacité de discernement de l’information en seconde qu’en sixième, mais un niveau comparable d’adhésion aux croyances conspirationnistes" ici

