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AESH : de mauvaises conditions de travail mais une meilleure santé mentale que les autres personnels de l'Education nationale

Paru dans Scolaire le jeudi 26 mars 2026.

Seules 2 AESH sur mille ont choisi un temps partiel (comme ce sont à 94 % des femmes, le féminin l'emporte dans cette dépêche). C'est l'un des enseignements d'un "document de travail" de la DEPP consacré aux "conditions d’exercice des accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap". Voici quelques points saillants.

Selon le service statistique de l'Education nationale, les quelque 134 800 AESH en activité à la rentrée 2024 étaient, pour 98 % d'entre elles à temps incomplet, leur quotité moyenne de temps travaillé était de 63 %, leur âge moyen de 45 ans. 14 % étaient titulaires d’un diplôme de niveau inférieur au baccalauréat, 40 % du baccalauréat, "38 % sont titulaires d’un diplôme de niveau bac + 2 à bac + 4 et 8 % d’un diplôme de niveau bac + 5 ou plus".

Au printemps 2025, 12 % des AESH déclarent avoir une notification d’accompagnement pour un seul élève, 19 % pour deux élèves, 20 % pour trois, 15 % pour quatre, 10 % pour cinq, 13 % pour six, sept ou huit élèves, 11 % pour neuf ou plus. Les trois quarts d'entre elles déclarent n’exercer que dans un seul lieu, 15 % dans deux écoles ou établissements, 3 % dans trois, 6 % dans quatre et 1 % dans cinq ou plus.

Les deux tiers des AESH sont en CDI. Durant l’année civile 2023, les AESH ont en moyenne perçu un salaire net mensuel de 1 030 €.

"Parmi les 115 300 AESH à la rentrée 2020, 69 % sont toujours AESH à la rentrée 2024 (...). Rares sont celles à être devenues enseignantes (1 %) et une part importante (30 %) n’est plus en activité dans l’éducation nationale (...). Les AESH qui sont parties entre 2020 et 2024 sont plus fréquemment dans les classes d’âge les plus jeunes et les classes d’âge les plus âgées : 26 % avaient moins de 35 ans à la rentrée 2020 et 41 % avaient plus de 50 ans." Interrogées au printemps 2025, "elles sont de plus 10 % à avoir réalisé des démarches pour changer de lieu d’exercice à la rentrée suivante, ce qui traduit une intention de mobilité interne plutôt qu’une volonté de quitter le métier".

Presque toutes expriment leur insatisfaction vis-à-vis de leur niveau de rémunération, d'autant que la mesure de revalorisation prise en 2023 a pu entraîner "la perte d’avantages fondés sur des critères de ressources, tels que les aides au logement ou des réductions sur les prix des transports". La moitié des AESH "estiment qu'elles n'ont pas à leur disposition des fournitures suffisantes et adaptées pour exercer correctement leur travail" et "au contact d’élèves en situation de handicap" et de familles en détresse, "la demande émotionnelle est un facteur de risque psychosocial important. Un quart d’entre elles déclare devoir cacher leurs émotions ou faire semblant d'être de bonne humeur (24 %, contre 41 % des autres personnels)". Leur santé mentale est pourtant meilleure que chez les autres personnels de l'Education nationale.

A noter également que le secteur privé (sous et hors contrat) scolarise "une proportion d’élèves en situation de handicap inférieure à celle observée pour l’ensemble des élèves : 9,4 % dans le premier degré et 16,8 % dans le second degré, contre respectivement 14,4 % et 21,5 % de l’ensemble des effectifs".

Le document ici

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