Hors contrat : L'image de "Créer son école" ternie par une querelle de personnes
Paru dans Scolaire le mercredi 18 mars 2026.
Axelle Girard était la directrice des relations institutionnelles de "Créer son école". Ses relations avec la créatrice de cette association et de la fondation Kairos, destinée à soutenir les établissements "hors contrat" se sont envenimées au point d'en venir aux mains et cette querelle personnelle a suscité l'intérêt de plusieurs de nos confrères sollicités par l'ancienne salariée. En effet ces écoles "libres" sont en expansion et représentent incontestablement, quoi qu'on en pense par ailleurs, un phénomène de société qui interroge notre système éducatif.
C'est ainsi que dans deux articles publiés par L'Humanité, au mois de décembre, et par le Parisien (sur le site web), la semaine dernière Anne Coffinier est décrite comme "l'une des égéries de la Manif pour tous". Il y est précisé que la Fondation Kairos qu'elle dirige, "a été lâchée en décembre 2025 par l'Institut de France". ToutEduc a pu constater sur le site de l'Institut de France que la fondation y est toujours présente et présidée par Xavier Darcos, chancelier de l'Institut (ici), qu'elle n'a donc pas été "lâchée". Anne Coffinier, interrogée par ToutEduc, indique qu'elle a porté plainte pour diffamation. Le procureur de Versailles a donné suite et Axelle Girard devrait être jugée en correctionnelle le 18 mai pour "chantage, diffamation publique, harcèlement et violence contre Anne Coffinier".
Quelle que soit la décision qui sera rendue, cette publicité donnée à une affaire privée aura des répercussions sur la réputation de la fondation Kairos et sur "Créer son école" dont l'un des objets est de collecter des fonds et de conseiller les porteurs de projets qui lui font confiance. ToutEduc avait de même rendu compte du procès qui a opposé au président d'une association proche des écoles Steiner, un ancien professeur de ces écoles. Grégoire Perra avait donné à beaucoup de nos confrères et consoeurs des "informations" sur ce mouvement pédagogique. Celui-ci, qui s'estimait diffamé parce que traité d' "agresseur sexuel", a perdu son procès en appel, mais le bruit médiatique n'est pas éteint pour autant. Rendre comppte de ces actions juridiques ne vaut pas soutien de ToutEduc à quelque cause que ce soit, sinon à l'honnêteté de l'information lorsqu'elle brouille la compréhension des enjeux de notre système éducatif.

