Le Conseil d'évaluation de l'école cherche à développer son assise scientifique
Paru dans Scolaire le jeudi 05 mars 2026.
"La France restait le dernier pays de l’OCDE à n’avoir pas mis en place l’évaluation systématique des établissements scolaires", rappelle le CEE (Conseil d’évaluation de l’École) créé par la loi de 2019. Celui-ci publie son programme de travail pour cette année, mais se situe dans une perspective pluriannuelle. En effet, après un premier cycle 2020 - 2025, s'ouvre une seconde vague (2025 - 2030) qui sera marquée par "la création d’un réseau d’experts associés".
Dès cette année, le CEE organisera "un colloque international à Lyon en collaboration avec l’IFé" (Institut français de l'éducation) et il développera des partenariats de recherche "pour l’exploitation des rapports". Il assurera d'ailleurs "une présence pertinente au sein des organisations internationales regroupant les instances en charge de l’évaluation".
Le CEE prévoit également de déployer une plateforme nationale baptisée EOS "permettant d'organiser, de stocker les rapports et de suivre le processus d’une évaluation" alors qu'actuellement, "chaque académie a son propre processus d'organisation et de stockage des rapports". Un module d’exploitation "utilisant des méthodes d’intelligence artificielle" permettra "la réalisation de synthèses ou d’études thématiques s’appuyant sur le contenu des rapports". Cette plateforme pourrait de plus "constituer un lieu privilégié pour le stockage d’autres documents comme le projet d’école ou d’établissement".
Le CEE publie encore un programme d’études "fondées sur les rapports d’évaluation" et portant notamment sur "l’adaptation du cadre d’évaluation en fonction de la taille des écoles et des établissements", sur "la place de l’oral dans les rapports", sur "la place des collectivités territoriales dans les rapports", sur "la relation école-entreprises", "l’évaluation des acquis des élèves au collège" et au lycée, les CDI et les bibliothèques d’école, les compétences psychosociales...
Sera également étudiée la possibilité de créer des indicateurs fondés sur le devenir des anciens élèves, sur les acquis des élèves en mathématiques et en français, sur le sport et la santé physique.

