4 % des enfants et jeunes allophones ne sont pas scolarisés (DEPP)
Paru dans Scolaire, Orientation le vendredi 27 juin 2025.
"Au cours de l’année scolaire 2023-2024", quelque 93 200 élèves "allophones ayant des besoins éducatifs particuliers dans le domaine de l’apprentissage du français langue seconde" ont été ou auraient dû être scolarisés, 38 500 étaient à l’école élémentaire, 36 200 au collège, 13 800 au lycée, 1 400 jeunes étaient pris en charge par la MLDS (mission de lutte contre le décrochage scolaire) et 3 300 étaient "en attente de scolarisation", calcule la DEPP. A noter que ces élèves sortent du champ de l'enquête dès qu'ils sont autonomes en français. A noter également qu' "il n’existe pas de dispositif spécifique pour les élèves allophones scolarisés en école maternelle" et que "les enfants de moins de 6 ans ne font pas partie du champ de l’enquête".
Le service statistique de l'Education nationale ajoute que ce nombre diminue légèrement (-1,1 %) par rapport à 2022-2023 après les hausses de l’année scolaire 2021-2022 "dans un contexte marqué par le début de la guerre en Ukraine".
La DEPP précise que "les garçons représentent 57 % des effectifs des élèves allophones" et que 15 % des collégiens et 19 % des lycéens allophones ont dû attendre plus de trois mois avant d’intégrer le système scolaire. 10 % des élèves allophones sont "scolarisés en milieu ordinaire sans soutien en FLS (français langue seconde), pour l’une des raisons suivantes : manque de places, absence de dispositif dans la zone géographique de l’élève, attente d’une affectation".
La note "88 500 élèves allophones nouvellement arrivés scolarisés en 2023-2024 : neuf sur dix bénéficient d’un enseignement en français langue seconde" est téléchargeable ici

