Réguler les réseaux, lutter contre les discriminations… Les propositions de jeunes au CESE pour améliorer leur santé mentale
Paru dans Scolaire le lundi 26 mai 2025.
Les jeunes eux-mêmes appellent à mieux contrôler les réseaux sociaux pour améliorer leur santé mentale. C’est du moins une des recommandations faites par le groupe de 20 jeunes âgés de 12 à 18 ans qui ont participé à l’élaboration d’un rapport sur la santé mentale des jeunes mené par le CESE (Conseil économique, social et environnemental). C’est la première fois que l’institution s’appuyait sur un panel composé exclusivement d’enfants et de jeunes.
De leurs travaux, ces derniers ont dégagé trois axes principaux. D’abord encadrer leur environnement personnel en accordant notamment davantage d’attention à leurs ressentis. Ils ont par ailleurs dénoncé "des inégalités sociales qui pèsent lourdement sur leur estime de soi, notamment pour les jeunes issus des classes sociales moins aisées qui se reflètent particulièrement dans leur manque d’accès à la culture".
Ils considèrent aussi qu’il y a nécessité à atténuer les discriminations et les jugements "qui causent des blessures invisibles mais profondes". Ils proposent entre autres pour cela l’instauration de cours obligatoires sur les discriminations dès l'école primaire, des bilans de santé mentale réguliers pour tous les jeunes ou encore la création d’espaces de parole sécurisés et accessibles.
Le troisième axe concerne le système scolaire, "perçu comme une source majeure de stress, d’anxiété et de perte de sens". Au lieu de subir "la pression des notes, le manque de temps libre, l’orientation précoce et rigide, l’absence de prise en compte de leurs besoins individuels", les jeunes souhaitent "une réduction du temps de cours et une meilleure organisation des emplois du temps" ou encore "des formations pour les enseignants sur les méthodes pédagogiques bienveillantes".
Leurs travaux viendront nourrir les réflexions de la commission Affaires sociales et santé du CESE et alimenter l’Avis du CESE qui sera présenté le 14 octobre.
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