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Réforme de 2019 du corps d’inspection : Blanquer nie qu'il y ait perte d’indépendance (audition)

Paru dans Scolaire, Périscolaire, Orientation le mardi 20 mai 2025.

Jean-Michel Blanquer ne croit pas que la fusion des corps d’inspection ait conduit à une perte d’autonomie des inspecteurs. Interrogé sur ce point lors de son audition par la commission d’enquête sur les violences scolaires le 15 mai, l’ancien ministre de l’Education nationale (de 2017 à 2022) a justifié l’intérêt de la réforme qu’il a menée en 2019. Celle-ci a conduit à la création de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la rechercher (IGESR) qui a pris le relais de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN), de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), de l’inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et de l’inspection générale des bibliothèques (IGB).

Les membres de la commission ont de leur côté mis en avant que "la réforme a(vait) eu pour effet de réduire l’indépendance de ce corps (d’inspecteurs, ndlr)". Une affirmation fausse pour Jean-Michel Blanquer selon qui la fusion des corps a permis de "mieux articuler les enjeux des contrôles administratifs et pédagogiques", jusque-là dissociés. L’enjeu était de "décloisonner", a dit l’ancien ministre pour qui l’inspection unifiée est une "réussite". Elle a également permis, selon lui, "plus de transdisciplinarité et transversalité".

Le député et co-rapporteur Paul Vannier (LFI) l’a interrogé sur le remplacement du "doyen de l'IGESR" par "chef.fe du service de l'IGESR" induit par la réforme, ce qui sous-entend "une autorité hiérarchique (et) pose la question de l’indépendance". Dans le cadre de leurs recherches sur le rapport portant sur l’établissement privé Stanislas, la commission a enquêté sur le fonctionnement de l’inspection générale et a découvert que des inspectrices avaient pointé la responsabilité éventuelle de celui qui pilotait le groupe d’inspecteurs dans la modification de la lettre adressée au ministère. Pour l’ancien ministre, cette situation n’est pas le fruit de sa réforme et il a insisté sur l’existence d’une autonomie chez les inspecteurs.

Durant l’audition a été rappelé l’ensemble des mesures prises par J-M. Blanquer pour contrôler le privé hors contrat. Quand il est arrivé au ministère au 2017, son constat était celui qu’il était "plus facile d’ouvrir une école que d’ouvrir un bar". Il lui est apparu urgent d’instaurer une série de mesures pour différencier "le bon et le mauvais hors contrat", notamment avec la loi Gatel qui vise à "mieux encadrer le régime d’ouverture des établissements privés hors contrat".

L'audition ici.

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