Concours à bac+3 : le SNES, le SNESUP, la CGT et plusieurs associations de spécialistes "demandent un moratoire"
Paru dans Scolaire le vendredi 09 mai 2025.
Le ministère "a publié, sans attendre (les résultats de la concertation), les décrets statutaires" organisant "un recrutement des futur·es professeur·es et CPE durant l’année de licence 3, tout en remettant en question la place de l’université et donc de la recherche dans la formation initiale des lauréat·es", estiment, dans un communiqué commun, plusieurs associations de professeur·es spécialistes, l'AEET (enseignement technologique), l'APLV, (langues vivantes), l'APBG (biologie - géologie), APDEN (documentalistes), APSES (sciences économiques et sociales), collectif Aggiornamento (histoire mais pas l'APHG), la FELCO (langue d'Oc), l'UDPPC (physique - chimie) et les organisations syndicales SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU et CGT Educ’Action. Les signataires dénoncent "la réforme des concours des CAPES, CAPET, CAPLP, CPE, CAPEPS".
Les organisations dénoncent d'abord un "calendrier intenable", mais surtout un "abaissement de l’exigence de maîtrise disciplinaire", d'autant que l'une des deux épreuves orales, "au format d’un entretien d’embauche (...) reste inacceptable". Elles sont particulièrement inquiètes du contenu des concours pour "les disciplines sans licences spécifiques", mais aussi des "contenus de formation post-concours", qui pourraient privilégier les "bonnes pratiques" tandis que "le format du mémoire, désormais simple écrit professionnel de retour sur le stage, compromet le caractère universitaire" du Master. Elles considèrent que "cette réforme ne pense toujours pas la crise du recrutement sur le long terme" ; "l’articulation entre le CAPES et l’agrégation, tous deux concours du second degré, est un autre impensé du projet".
Elle défendent "une formation initiale conduisant à une haute qualification adossée à un diplôme universitaire reconnu", sanctionnant "la maîtrise combinée des connaissances disciplinaires, de l’épistémologie des savoirs et des gestes professionnels".
Le communiqué ici
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