Enseignants victimes de violences : émotion au Maroc
Paru dans Scolaire le mardi 15 avril 2025.
La violence entre élèves est très répandue au Maroc puisque, selon une enquête de l'UNICEF et du Conseil supérieur de l'éducation, "près d’un quart des élèves interrogés affirment avoir été impliqués dans des actes de violence physique en milieu scolaire". Mais, ajoute notre consoeur du Matin, "ce ne sont pas uniquement les élèves qui sont victimes" de cette violence.
Le décès à Erfoud d'une enseignante, avant-hier dimanche 13 avril, après qu'elle eut été agressée à coups de hache par un jeune en formation "a suscité un vif émoi à travers tout le pays". Deux semaines plus tôt, des enseignantes affectées dans un douar près de Figuig, de retour de leur congé, "ont retrouvé leur habitation ravagée, leurs affaires personnelles et professionnelles consumées par les flammes". À Fqih Ben Salah, un professeur de mathématiques "a été violemment agressé en pleine salle de classe, le 8 avril dernier, par l’un de ses élèves. L’enseignant a dû être évacué d’urgence à l’hôpital (...). Quelques semaines plus tôt, à Khémisset cette fois-ci, un professeur de physique a, lui aussi, été pris à partie (...) en plein cours (...). Sur les réseaux sociaux, les témoignages abondent, révélant un quotidien marqué par les insultes, les menaces, les agressions verbales ou physiques."
Toujours selon Le Matin, les enseignants se sentent abandonnés et la Fédération nationale de l’enseignement appelle à une grève générale demain mercredi 16 avril dans la région Draâ-Tafilalet.
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