Les notes de contrôle-continu correspondent assez bien aux notes données aux épreuves terminales (DEPP)
Paru dans Scolaire le vendredi 11 avril 2025.
Les notes données au contrôle continu et aux épreuves ponctuelles du baccalauréat général sont-elles très différentes ? La DEPP publie une analyse des écarts entre les deux pour leur prise en compte pour le baccalauréat général. Le service statistique de l'Education nationale constate que "les notes de contrôle continu sont souvent supérieures à celles des épreuves terminales en philosophie et HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politique). A l’inverse, elles sont majoritairement inférieures en mathématiques. En physique-
chimie et SES (sciences économiques et sociales), les notes sont proches en valeur médiane mais plus dispersées aux épreuves terminales qu’au contrôle continu. L’adéquation entre les notes de contrôle continu et les notes aux épreuves terminales est plus forte en EPPCS (Éducation physique, pratiques et culture sportives), SVT (Sciences de la vie et de la Terre) et LLCER (Langues, littératures et cultures étrangères et régionales)."
Autre constat,"les établissements dont les élèves ont en moyenne des notes aux épreuves terminales élevées sous-notent plus que les autres. De l’autre côté, les établissements dont la moyenne à l’épreuve terminale, pour une discipline ou un enseignement donné, est basse sur-notent plus que les autres." Les établissements privés sous contrat "ont tendance à davantage sous-noter en mathématiques (...). L’écart de notation est un peu plus souvent en faveur du contrôle continu dans les établissements ruraux."
La DEPP se penche également sur les effets de l'hétérogénéité ou de l'homogénéité : "Quelle que soit la discipline, que les établissements en moyenne sur-notent ou sous-notent, il y a un large éventail de variabilités intra-établissement et l'écart-type est compris entre 2 et 4 dans la plupart des cas" (avec un écart-type de 4, les notes vont de 6 à 14 si la moyenne est de 10, ndlr) (...). Seule la physique-chimie laisse apparaître des écarts-type un peu plus souvent réduits au sein des établissements qui sous-notent le plus, et un peu plus souvent élevés au sein des établissements qui sur-notent le plus."
Le document de travail ici

