Mayotte : les modalités de passage des examens seront aménagées (exclusif)
Paru dans Scolaire, Orientation le mardi 25 mars 2025.
ToutEduc s’est procuré les projets de décrets et d'arrêtés modifiant les modalités des examens à Mayotte. Les textes seront présentés au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le 27 mars.
"Afin de tenir compte des conséquences du cyclone Chido", précise le texte, le gouvernement prévoit un aménagement des modalités de passation et d’obtention des examens de l’Education nationale pour les candidats de l’académie de Mayotte.
Pour la session du DNB (Diplôme national du brevet) 2025, le projet de décret précise que "les épreuves terminales de l’examen sont annulées : l’épreuve orale du DNB est supprimée et les épreuves écrites sont remplacées par les moyennes des moyennes trimestrielles ou semestrielles obtenues durant l’année scolaire de troisième dans les disciplines concernées". Il précise que "le diplôme est attribué selon le niveau de maîtrise de chacune des composantes (...) du socle commun de connaissances, de compétences et de culture atteint par le candidat et les points obtenus par les moyennes des moyennes trimestrielles ou semestrielles obtenues durant l’année scolaire de troisième, validées en conseil de classe".
A noter que "les candidats individuels et ceux dont le dossier de contrôle continu ou le contenu du livret scolaire n’est pas recevable seront convoqués aux épreuves prévues à la session de fin d’année scolaire, en juin 2025". Par ailleurs, "le jury dispose d’informations administratives sur l’établissement d’origine du candidat, notamment les résultats et les taux de réussite et de mentions attribuées lors des trois dernières sessions du diplôme national du brevet".
Ces informations administratives sur l’établissement peuvent être prises en compte par le jury dans le cas de revalorisation des notes de contrôle continu du candidat. En outre, le jury peut, "pour l’établissement des points du candidat, valoriser un engagement, les progrès et l’assiduité du candidat".
Pour les baccalauréats général et technologique, le décret prévoit, pour les candidats de terminale, que "les notes issues du contrôle continu so(ient) retenues au titre des épreuves terminales (enseignement de spécialité et philosophie)", tandis que le Grand oral est maintenu. Tout comme le CCF (contrôle en cours de formation) en EPS, "complété au besoin par les notes du livret scolaire, à défaut, le coefficient est neutralisé". Le décret prévoit aussi qu’ "en amont de la phase de délibération, le jury voit ses compétences élargies à l’harmonisation des notes issues des moyennes annuelles pour les enseignements habituellement évalués par des épreuves terminales". Quant aux candidats individuels, ils "passent leur examen sans aménagement".
Pour les candidats de première, "la moyenne annuelle de français issue du livret scolaire est retenue au titre de l’épreuve anticipée de français écrit". En revanche, l’épreuve orale de français est maintenue. Les candidats peuvent présenter un nombre de textes restreint pour cette épreuve. "Les candidats de la voie générale présentent 8 textes, ceux de la voie technologique présentent 7 textes, éventuellement moins, si l’anomalie est justifiée."
Pour les candidats à un diplôme professionnel, les notes "sont fixées en tenant compte des notes inscrites dans le livret scolaire, dans le livret de formation ou dans le dossier de contrôle continu", ce qui vaut également pour le "projet" des candidats à un "bac pro" ou pour le "chef d'oeuvre" des candidats à un CAP. Lorsqu'une note "est attribuée à la suite de contrôles en cours de formation (...), cette note est fixée en ne tenant compte que des notes obtenues lors de ces situations d'évaluation", sauf si "une seule situation d'évaluation a été organisée". Quant aux épreuves facultatives, elles sont supprimées. La durée réglementaire des PFMP (périodes de formation en milieu professionnel est réduite à 10 semaines pour les bac pro, à 5 pour les CAP.
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