Mobiliser les évaluations internationales "pour savoir ce qui fonctionne" (Dehaene)
Paru dans Scolaire le jeudi 06 mars 2025.
"Il n’y a plus de contestations sur les résultats des évaluations internationales." C’est la première conclusion que tire Stanislas Dehaene du colloque sur les enquêtes internationales qui s’est tenu hier 5 mars (voir TE ici). Pour le président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN), qui a présenté une brève synthèse à l’issue de la journée, un consensus s’est établi sur l’intérêt de ces enquêtes. Il a par ailleurs ajouté que "nos évaluations internes convergent avec celles internationales".
Plusieurs systèmes éducatifs dans différents pays du monde ont été présentés durant la table-ronde. Cette diversité a amené Stanislas Dehaene à souligner "l’importance et l’intérêt d’aller voir à l’étranger". Ce dernier suggère d’envoyer les enseignants et les formateurs à l’étranger, notamment à Singapour où la "rationalité" de l'organisation est "un modèle". Le Maroc est lui aussi un "modèle d’action extrêmement énergique" dont il serait intéressant de s’inspirer, estime-t-il, invitant à continuer les échanges avec ce pays.
L’investissement dans l’éducation doit être poursuivi, alors que la France, en comparaison de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne ou encore des Etats-Unis, investit moins par élève, souligne le président du CSEN pour qui l’investissement est à diriger en priorité vers le renforcement de l’attractivité du métier et la formation. Denier point à retenir : l’importance du bien-être et de la confiance en soi des élèves. Il faut aller vers plus de "coopération entre élèves", alors que la France est "le dernier de l’OCDE" en la matière.
Le président du CSEN se dit "optimiste" face aux changements à venir et rappelle l’intérêt de mobiliser les résultats des évaluations internationales, celles-ci permettant "de savoir ce qui marche ou ne marche pas" et qui sont de plus en plus reprises par des professeurs "enthousiastes" pour faire évoluer leurs pratiques pédagogiques.
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