"Experts associés" : un dispositif pour amplifier les synergies entre l’enseignement agricole et la recherche
Paru dans Scolaire le vendredi 28 février 2025.
Renforcer les liens entre enseignement agricole technique, enseignement supérieur, monde de la recherche et celui professionnel en vue de répondre aux nouveaux enjeux environnementaux. C’est l’objectif du dispositif "Experts associés", annoncé par la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Annie Genevard au Salon international de l’Agriculture le 25 février et qui sera effectif à la rentrée scolaire 2025.
Ces experts seront "des acteurs volontaires issus du monde professionnel, du développement, de la recherche ou de l’enseignement supérieur agricole avec une haute expertise dans les champs relatifs aux transitions", précise le ministère. Ils interviendront dans les lycées agricoles pour "accélérer et faciliter la transmission aux apprenants et personnels éducatifs des nouvelles pratiques, connaissances scientifiques et techniques relatives aux transitions climatique et environnementale", toujours selon le ministère.
L’annonce a été reçue "très favorablement" par l’INRAE (l'Institut national de recherche sur l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) dont une des initiatives a été donnée en exemple par le ministère de la forme que pourrait prendre "Experts associés". Il s’agit de sa plateforme de recherche et d’expérimentation CA-SYS à Époisses (Bourgogne) qui accueille régulièrement des étudiants de BTS agricole pour expérimenter l'agroécologie à différentes échelles.
Pour son PDG Philippe Mauguin, le dispositif lancé par le ministère montre "l’importance de la recherche dans son lien avec l’enseignement supérieur et l’éducation". Les chercheurs ont le rôle de présenter des "solutions" aux acteurs qui pourront ensuite s’en saisir, en l’occurrence des futurs exploitants agricoles encore en étude, explique-t-il.
Les unités expérimentales mises en place par l’INRAE, telles que celle d’Époisses, visent justement à présenter les innovations et les travaux des chercheurs aux agriculteurs et aux étudiants ou élèves. "Au total, environ 15 000 personnes sont passées dans ces unités", dit Philippe Mauguin qui précise qu’il s’agit en majorité d’agriculteurs. Mais avec le nouveau dispositif, la proportion d’élèves va sûrement augmenter. "On espère que cette annonce va dynamiser (ces types de rencontres, ndlr)", lance le PDG qui, à l’heure où ToutEduc l’a interviewé, ne connaissait pas encore les modalités de la mise en œuvre du dispositif.
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