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En quoi consiste la résolution de problèmes mathématiques au primaire ? (IFE)

Paru dans Scolaire le vendredi 27 novembre 2015.

En complément des recommandations issues de la conférence de consensus sur la numération présentées le 26 novembre, l'Ifé publie un dossier de veille sur la résolution de problèmes mathématiques ce même jour. Il propose une synthèse de travaux à destination d’acteurs de l’enseignement primaire.

Premier constat, selon l'enquête Pisa (OCDE), il existe "une corrélation étroite entre une moindre performance en mathématiques et le manque de confiance des élèves dans leur capacité à résoudre des problèmes de mathématiques, notamment de mathématiques appliquées". Et ce niveau de confiance s'avère étroitement lié à la pratique régulière de résolution de problèmes...

Complexité et interactivité des compétences

Les difficultés des élèves tiennent à la complexité et à l’interactivité des compétences qu’ils doivent mettre en œuvre. "Corrélativement, les enseignants ne sont guère mieux armés pour comprendre les mécanismes cognitifs (et métacognitifs) en jeu", souligne l'Ifé.

En quoi consiste la résolution d'un problème ? Il s'agit "d'évoquer (ou invoquer) des actions et des procédures associées à la situation problème". Les élèves sont "conduits à interpréter de manière cohérente la situation et mettre en œuvre des savoir-faire". Cette résolution se fait par analogie, par la recherche en mémoire d’un problème proche. L’analogie peut être "superficielle" ou "profonde". Ce processus fonctionne mieux avec les élèves de bon niveau, tandis que leurs pairs les moins avancés utilisent des analogies superficielles.

Les capacités en compréhension de texte aussi mobilisées

L’adoption d’une stratégie plutôt qu’une autre ne tient pas uniquement à la familiarité avec tel ou tel problème. La formulation du problème, la taille des nombres utilisés, mais aussi les caractéristiques individuelles (capacité en mémoire de travail, compétences expérientielles, etc.) jouent dans les choix. À noter, les élèves ne cherchent pas de stratégie alternative dès lors qu’ils ont un accès à une stratégie plus évidente (suggérée par l’énoncé, le plus souvent).

Au final, leurs performances vont relever de leur capacité à mettre en relation un cadre déjà abordé, un schéma, une représentation, ou bien d’utiliser des outils, méthodes, stratégies pour y parvenir, à partir des caractéristiques sémantiques de l’énoncé. Mais elles peuvent aussi dépendre de leurs capacités en compréhension du texte, capacités qui peuvent être influencées par le contexte de la classe, ou par l’enseignant avec un "énoncé trop caricatural".

Le dossier est consultable ici

Diane Galbaud

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