- Tous les domaines
- Petite enfance
- Scolaire
- Périscolaire
- Culture
- Justice
- Orientation
|
Nos partenaires |
Jeu 02 septembre 2010
La PJJ va développer une approche territoriale impliquant tous les acteurs locaux. Jean-Marie Bockel (interview)Quelle place pour la PJJ dans les projets éducatifs territoriaux? Quels sont les effets de la distinction entre Jeunesse en danger et jeunesse délinquante? Comment développer une culture de l'évaluation? Les centres éducatifs fermés remplissent-ils leur mission? Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, chargé d'une mission sur la prévention de la délinquance (voir ToutEduc) répond à nos questions. ToutEduc: La distinction entre la jeunesse en danger, dont la protection a été confiée aux départements, et la jeunesse délinquante, dont la charge revient à la PJJ, date déjà de plusieurs années. Nous n'avons connaissance d'aucune thèse, d'aucun rapport, d'aucun document de "littérature grise" qui en fasse le bilan. Sommes-nous mal informés ? Quel est votre sentiment à ce sujet ? Jean-Marie Bockel : Les deux lois du 5 mars 2007 ont eu le très grand avantage d’investir pour la première fois spécifiquement les champs de la prévention de la délinquance et de la protection de l’enfance. Elles constituent une étape dans un long processus engagé auparavant. Nous manquons sans doute encore de recul sur tous les effets de leur mise en œuvre, d’ailleurs encore inachevée, certaines dispositions étant encore au stade de l’expérimentation, de l’application marginale, comme les "Conseils pour les Droits et Devoirs des Famille" (CDDF), ou étant inégalement mis en œuvre selon les territoires, comme le "Projet Pour l’Enfant". Sur la prévention de la délinquance, il existe néanmoins des rapports et avis très intéressants, qu’ils soient produits par des Inspections générales, le Conseil National des Villes ou des experts. Le champ de la protection de l’enfance fait aussi l’objet de nombreux travaux, notamment de l’ONED (Observatoire National de l’Enfance en Danger). La généralisation des cellules départementales de recueil d’information va aussi permettre d’avancer. Le rapport d’étape remis en février s’appuie d’ailleurs largement sur tous ces travaux. Et n’oublions pas que depuis le 1er janvier dernier, l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et la Justice (INHESJ) a élargi son champ d’intervention, et que l’Observatoire National de la Délinquance (ONDRP) s’intéresse aussi désormais aux réponses judiciaires pénales. Le 23 avril dernier, le Premier Ministre a d’ailleurs publié une circulaire relative à la mise en place d’une mission d’évaluation des politiques de prévention regroupant plusieurs Inspections générales qui permettra de croiser les approches. Néanmoins, je suis d’accord avec le fait que dans le domaine du partage et du croisement des connaissances, le travail à réaliser reste encore très important et qu’il manque sans doute, dans le domaine de la délinquance juvénile, un outil dédié qui permette d’avoir du recul à la fois sur l’évolution du phénomène d’une part, et l’adaptation et les effets des réponses apportées par les pouvoirs publics et les acteurs de terrain d’autre part. Mais avouons aussi qu’en France nous n’avons pas assez la culture de l’évaluation : or, la réflexion sur la répartition des moyens consacrés à la lutte contre l’insécurité et à la prévention de la délinquance et les priorités auxquelles ils doivent être dédiés ne peut se faire véritablement qu’à partir d’une démarche réaliste d’évaluation des actions. En résumé, comme je l’ai évoqué, même si nous partons de loin, nous progressons dans ce sens. Enfin, permettez-moi d’affirmer que distinction entre enfance en danger et délinquance des mineurs ne signifie pas cloisonnement, bien au contraire. Il est indispensable de développer toujours et encore le travail socio-éducatif pour des jeunes faisant l’objet de mesures au pénal, dont les situations individuelles sont souvent de plus en plus complexes et difficiles, tout en renforçant toujours l’efficacité et la réactivité de la sanction. Le modèle français de la justice des mineurs n’est pas remis en question, bien au contraire. Le futur code de la justice pénale des mineurs vise à plus de cohérence et de lisibilité. Cette clarification déjà engagée recentre des acteurs essentiels comme la Protection Judiciaire de la Jeunesse et les Conseil généraux sur le cœur de leurs interventions, tout en consolidant leurs liens. Les Directions territoriales de la PJJ sont ainsi amenées aujourd’hui à jouer un rôle pivot en la matière. ToutEduc: Quartiers pour mineurs, CEF : les critiques sont souvent acerbes. On peut pourtant se féliciter que les mineurs ne soient plus internés avec des majeurs. Comment comprenez-vous la violence des critiques ? Quel premier bilan tirez-vous ? Les défauts de conception que vous avez constatés à Orvault sont-ils des défauts de jeunesse, ou les symptômes d'une difficulté à penser l'incarcération des mineurs, et notamment des jeunes filles ? Jean-Marie Bockel : Je visite presque chaque semaine des établissements pour mineurs. Comme Maire de Mulhouse, je me suis mobilisé et battu très activement pour l’ouverture d’un Centre Educatif Fermé dans ma ville. C’était alors loin d’être évident. Inscrire de tels établissements au cœur de la Cité, au cœur de la société, suscite souvent des réticences de riverains sur le mode du "oui, mais pas à côté de chez moi". Or ces établissements ne doivent surtout pas être des lieux de relégation sociale ou géographique qui signifieraient tout le contraire d’un travail de réinsertion.
A ce titre, la comparaison des "prix de journée" par type de prise en charge fermée, ouverte ou "semi-ouverte" a ses limites car la plupart du temps, plusieurs sont mobilisées dans le parcours d’un jeune. En la matière, il n’existe pas de mode de prise en charge qui constituerait une sorte de panacée absolue, sinon cela se saurait depuis longtemps, mais une offre qui doit encore être diversifiée et adaptée pour permettre une prise en charge "sur mesure" de chaque jeune dans une logique de parcours socio-éducatif cohérent et sans rupture, en consolidant les transitions. Ainsi, opposer tel type d’établissement ou d’accompagnement à tel autre est à mes yeux un faux débat et n’a pas de sens. Le développement de structures qui restent encore récentes telles que les CEF, ou comme les EPM pour les mineurs incarcérés, nécessite des adaptations, c’est tout à fait normal, tant du point de vue de l’organisation physique des lieux que des modalités de fonctionnement et du contenu du projet éducatif indispensable pour prendre en charge ces jeunes, avec un enjeu accru de formation initiale et continue des professionnels, qu’ils soient du secteur public ou du secteur associatif habilité. Ces besoins sont de mieux en mieux pris en compte par le ministère de la Justice, y compris pour la prise en charge des jeunes filles, qui restent certes largement minoritaires dans la part des mineurs suivis au pénal, mais qu’il est indispensable de mieux prendre en compte. ToutEduc: Un nombre croissant de collectivités élabore des projets éducatifs locaux. Or les éducateurs de la PJJ ou des AEMO apparaissent rarement (pour ne pas dire jamais) comme des partenaires de l'Education nationale ou des associations d'éducation populaire. Trouvez-vous cela normal ? Souhaitable ? Jean-Marie Bockel : C’est naturellement souhaitable. Institutionnellement, ce processus est en marche. Par exemple, la réforme de la PJJ l’amènera de plus en plus à développer une approche territoriale intégrée impliquant localement l’ensemble des acteurs de la prévention de la délinquance et de la protection de l’enfance. L’activité de jour constitue à ce titre un support d’intervention devant justement permettre de développer ces partenariats avec des acteurs en dehors du champ judiciaire. Je crois aussi beaucoup à l’implication de la société civile aux côtés de la PJJ, à l’instar des parrainages développés depuis quelques années. Le nouveau service civique offre une autre opportunité, pour ne citer que quelques exemples. Mais tout ne peut pas venir "d’en haut". Si certains services éducatifs apparaissent encore trop "enfermés" sur eux-mêmes et peu ouverts aux partenaires, cela peut être le fait d’une difficulté à développer de nouvelles coopérations innovantes pour des services ayant "la tête dans le guidon", étant pris dans la lourdeur quotidienne des prises en charge, mais aussi le fait de réticences "idéologiques" de certains professionnels à l’égard du partenariat dans le domaine de la prévention de la délinquance. Or nombre de rapports internationaux, comme ceux du Centre International pour la Prévention de la Criminalité (CIPC), ou encore les recommandations du Conseil de l’Europe, indiquent que de telles coopérations sont non seulement efficaces pour lutter contre l’insécurité, mais se font dans l’intérêt des jeunes et des familles. C’est pourquoi, par exemple, je crois beaucoup au caractère positif de formations inter-métiers et interinstitutionnelles et de groupes de partage de pratiques entre professionnels de différents horizons qui restent, elles aussi, encore trop rares. Encore une fois, le renforcement des partenariats et des coopérations entre acteurs de la prévention sur l’ensemble de notre territoire est un enjeu essentiel. Elle doit se baser sur la confiance entre intervenants et la constitution d’une base de culture commune. Cela sera encore une fois un message fort de ces Assises. NDLR: interview écrite, photos prises lors de la conférence de presse annonçant les assises de la prévention de la délinquance.
Mer 01 septembre 2010
Le SGEN-CFDT appelle à la réhabilitation de la pédagogie."Nier la pédagogie, c'est nier la particularité du métier d'enseignant, c'est à dire la capacité de faire d'élèves en difficulté des élèves qui réussissent", estime Thierry Cadart, Secrétaire général du SGEN-CFDT, à propos de la mastérisation de la formation des enseignants, lors de la conférence de presse de rentrée du mercredi 1er septembre. "L'école, comme outil de réussite de tous et de promotion de l'égalité, constitue un énorme moyen de lutte contre la crise sociale", ajoute-t-il, appelant de ses voeux une réhabilitation de la pédagogie, trop souvent considérée, selon lui, "comme un simple supplément d'âme": "Pour le ministère, une rentrée réussie semble se réduire à avoir un professeur face à une classe d'élève. C'est un manque total d'ambition pour l'école, dont l'objectif doit rester la progression de chaque enfant". L'accent est également mis sur les difficultés rencontrées par l'INRP (Institut national de recherche pédagogique), qui est "en train de disparaître" alors "qu'il est nécessaire d'avoir une recherche pédagogique en lien avec le terrain pour faire progresser la pratique des équipes éducatives, comme ce fut la mission de l'institut". Pour Annie Feyfant (INRP), le ministère souhaite "l'intégration de la structure dans l'école normale supérieure de Lyon", avec un risque à très court terme (fin 2010 ou septembre 2011) de désengagement en termes d'emplois et de budget. "Sur une question d'actualité, comme l'évaluation de l'accompagnement au lycée, deux organes peuvent être sollicités: la DEPP, qui a a été muselée, et l'INRP, qui n'est pas sollicité par le ministère. La majorité des commandes d'études provient de l'international", précise-t-elle, dénonçant au sein du ministère "un problème de réflexion sur l'utilité de l'INRP", voire "une absence de conviction et de vue politique sur l'éducation". L'INRP emploie 40 professeurs détachés, qui pourraient prochainement être "renvoyés sur le terrain". Autres points abordés par le SGEN-CFDT: la question du tutorat des enseignants stagiaires, Thierry Cadart dénonçant une "gestion des personnels scandaleuse", et le programme CLAIR mis en place à la rentrée. "Ce programme nous déçoit et nous inquièté profondément. Il a vocation à remplacer les ZEP qui avaient pour objectif d'aider les élèves d'un territoire donné, mais il ne répond qu'à la question de la violence et de la sécurité". Mer 01 septembre 2010
Les jeunes handicapés plus souvent victimes de discriminations que les adultesUn peu moins de la moitié (41%) des jeunes "en situation de handicap", âgés de 10 à 24 ans, "déclarent avoir subi au cours de leur vie une discrimination à cause de leur état de santé ou d’un handicap", indique l'INSEE qui ajoute que "c’est huit fois plus que chez les jeunes sans handicap". Cette étude précise que ce sont 5% de jeunes qui "déclarent être touchés par des déficiences et des limitations d’ordre moteur, sensoriel ou cognitif, pouvant les mettre en situation de handicap" "Les jeunes atteints d’une déficience d’ordre cognitif se plaignent plutôt de mises à l’écart. Les handicapés moteurs dont la scolarité a été perturbée ou interrompue pour des raisons de santé évoquent plus fréquemment des refus de droits. À l’école, les jeunes ayant une déficience auditive ou visuelle déclarent plus souvent subir des injustices ou des refus de droit que les jeunes handicapés moteurs ; ces derniers sont plus fréquemment sujets à des moqueries ou des insultes." Le handicap provoque moins de discriminations chez les adultes. Mer 01 septembre 2010
Prévention de la délinquance des mineurs: Jean-Marie Bockel prépare les assisesLa prévention de la délinquance des mineurs permet de "recréer de la confiance" et de "retisser du lien social", dans "notre société qui ne va pas très bien", estime Jean-Marie Bockel qui présentait, ce mercredi 1er septembre, les enjeux de la mission que lui a confiée le président de la République (voir ToutEduc). Le secrétaire d'Etat à la Justice en donne le calendrier. Un déplacement à Vienne (Autriche) dans l'institution Neustart, l'audition de grands témoins, les contributions produites dans chaque Cours d'appel, des assises le 14 octobre (voir ToutEduc), la remise du rapport dans la semaine qui suivra... Il précise qu'il a pu parler avec Nicolas Sarkozy avant que celui-ci ne prononce son discours sur la répression de la délinquance à Grenoble , et qu'ils partagent la même conviction que qu'il n'y a pas de politique de sécurité Il fait état de chiffres inquiétants concernant la délinquance des mineurs, dont le nombre des mis en cause aurait plus que doublé en vingt ans*. Il évoque un échec des politiques de prévention, mais aussi "l'excellent travail" des élus de terrain, et donc l'existence d'un "vivier de bonnes pratiques". Il cite en exemples le "secret partagé" et la convention qu'il a passée lorsqu'il était maire de Mulhouse avec le département, dont c'est la compétence, pour faire revenir les éducateurs de rue dans certains quartiers où ils n'intervenaient plus. De "nouveaux partenariats" entre conseils généraux et municipalités font donc partie des pistes de travail. Il n'y aura pas "nécessairement" de nouvelle loi. En ce qui concerne la parentalité, "beaucoup d'erreurs ont été commises". Dire qu'on ne doit pas responsabiliser les parents, et parler de familles qui "n'en peuvent mais" serait une marque de mépris à leur égard. Mais si la "dimension de contrainte peut être nécessaire", il faut aussi "tendre la main", soutenir, permettre que se fasse "le Les 60 propositions de ce rapport du responsable du "pôle prévention citoyenneté" à Mulhouse, chargé de mission au cabinet du secrétaire d'Etat, servent en effet de base à la préparation des assises. Parmi celles-ci, - "diversifier les mesures d'accompagnement éducatif auprès des familles", - "mettre en oeuvre un programme d'acquisition d' 'habiletés sociales' dans les écoles maternelles" et de connaissances des règles de la vie en société, comme cela se fait à Montréal, - "pérenniser l'action de formation des policiers à la connaissance des quartiers sensibles", - "créer avec les Conseils généraux des mesures d'aide éducative à domicile jeunes majeurs", - "préparer [certaions jeunes suivis par la PJJ] à un contrat de volontariat dans le cadre du nouveau service civique", " - "élaborer dans chaque département un 'schéma départemental du placement' adminsitratif, civil et pénal" - "instituer un 'projet de sortie d'établissement' pour chaque mineur incarcéré ou placé au pénal." - "mieux former à la transmission d'informations préoccupantes les enseignants et les directeurs d'écoles primaires, et développer les liens avec les services médico-sociaux du Conseil général." - "intégrer dans chaque 'diagnostic local de sécurité' un 'diagnostic local de la délinquance juvénile'." - "réfléchir à la création d'un nouveau métier d' 'éducateur de prévention de la délinquance dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville." * les chiffres 2008 sont sur le site du ministère. Mar 31 août 2010
Tiassay Ziba élu président de la Ligue internationale de l'éducation et de la culture populaireTiassay Ziba a été élu président de la Ligue internationale de l'éducation et de la culture populaire qui s'est réunie lors du congrès de Toulouse (voir ToutEduc). Il succède à Mireille Rakotomala, nommée ministre de la Culture de Madagascar. Directeur d'une école rurale non loin de Ouagadougou, Tiassay Ziba raconte dans les "Idées en mouvement" qu'il doit lutter contre l'absentéisme, les parents étant convaincus que l'Ecole ne sert qu'à "fabriquer des fonctionnaires". Pour contrer les idées préconçues, il fait élever un mouton par sa classe. La Ligue internationale "est en phase de développement après un long sommeil et un démarrage effectif depuis 3 ans". Elle prévoit l'organisation de 4 colloques, sur la laïcité en Russie, en Espagne et en France, et sur la francophonie en Moldavie... Mar 31 août 2010
Ville Vie Vacances: le bilan (Gouvernement)L'édition 2010 de l'opération "Des vacances, moi aussi!" et du programme Ville Vie Vacances a permis "à 800 000 jeunes de 11 à 25 ans, domiciliés dans des quartiers prioritaires de la politique de ville, de bénéficier de courts ou moyens séjours durant tout l'été", indique sur son site le gouvernement. Des partenariats ont été conclus avec "les services de police et de gendarmerie, l'UCPA, l'ANCV et l'ACSE", la participation de l'Etat est de 10,5 millions d’euros. Sur les 4 000 projets recensés, 40% "avaient une vocation culturelle et une dimension sportive" et 11% "un caractère civique". Le site rappelle que "chaque année, les programmes des activités sont élaborés au niveau des départements", qu' "un appel à projet est ensuite lancé auprès des associations" et que les projets retenus "bénéficient d'un financement de l'Etat et des collectivités locales auquel peut s'ajouter une contribution d'autres partenaires publics et privés". Mar 31 août 2010
Le SNPDEN craint l'étouffement des vocations enseignantes."On peut craindre des abandons de postes dès la toussaint", a estimé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN (le principal syndicat des personnels de direction), lors de la conférence de presse qui s'est tenue lundi 30 août 2010. Abordant la question des nouveaux enseignants stagiaires, il stigmatise en effet une politique qui "consiste à recruter des étudiants en master pour les mettre dès septembre devant des élèves, 16 à 18 heures par semaine". il affirme de plus que dans de nombreux établissements plusieurs professeurs refusent de jouer le jeu du tutorat malgré la rémunération promise. "Nous craignons le départ et la démission d'une grande frange des nouveaux enseignants, d'autant que titulaires d'un master, ils peuvent trouver à s'insérer dans d'autres professions, avec des rémunérations parfois supérieures à celles de l'éducation nationale", ajoute t-il en soulignant que la France n'est pas à l'abri d'une pénurie des professeurs dans les années à venir. "La mastérisation réaffirme une certaine vision du rôle des professeurs et celle d'élèves subjugués par le charisme",comme celle d'"une profession qui ne serait pas un métier, mais un art, voire un art sans public". Il conteste des nouveaux modes de recrutement des enseignants qui créent une génération de professeurs qui ne pourront enseigner qu'"à la condition qu'on mette dehors une partie des élèves".
Mar 31 août 2010
Luc Chatel: réaffirmation des "valeurs" qui organisent son action"Une finalité conduit mon action, passer de l'Ecole pour tous à la réussite de chacun." Luc Chatel s'est livré, ce mardi 31 août, à l'exercice obligé de la conférence de presse de rentrée, qui est toujours un moment d'autosatisfaction. C'est ainsi que le ministre de l'Education nationale ne se sent pas concerné par la grève du 7 septembre, dont le mot d'ordre porte sur les retraites. Comme ses prédécesseurs, il a égrené la liste des mesures qui entrent en application ces jours-ci, mais son propos, placé, nous dit-il, sous le signe du "pragmatisme", est aussi un discours idéologique. C'est d'abord l'affirmation du "fondement de notre école, la méritocratie", et de l'individualisation, "la personnalisation des parcours" des élèves, qui en serait le corollaire. Le ministre évoque aussi des "valeurs communes au sport et à l'Ecole, le dépassement de soi, le goût de l'effort, le respect de l'autre et des règles, l'esprit d'équipe". Quant au savoir et aux compétences que l'on acquiert au cours d'une scolarité, ils "se concrétisent par l'obtention d'un diplôme", et ce sont des "armes anti-crise". Deuxième volet, l'Education nationale travaille avec "de nombreuses associations", notamment pour lutter contre l'illettrisme. Luc Chatel rappelle à cette occasion qu'il a signé des conventions de partenariat avec l'ANLCI (Agence nationale de lutte contre l'illettrisme), l'APFFE (maître d'oeuvre des Coups de pouce CLE) et l'AFEV (Association pour favoriser une école efficace). Interrogé sur l'absence d'annonces concernant les TICE, il indique que le plan du ministère est prêt, mais qu'il "faut qu'il y ait une vraie coopération avec les collectivités". Enfin le ministre redit l'importance qu'il donne aux questions de sécurité, à la coopération avec "policiers, gendarmes et juges". Il évoque sa volonté de "remettre la règle au coeur de l'Ecole" et la "responsabilisation des parents". "C'en est fini des positions idéologiques qui, au prétexte d'une prétendue hauteur morale, s'interdisent des actions qui ont démontré leur efficacité." Lun 30 août 2010
L'Education nationale a-t-elle encore un projet? Syndicats, parents, et associations en doutent"La rentrée sera techniquement réussie ..., le jour de la rentrée", ironise Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, prévoyant ce qu'annoncera le ministre de l'Education nationale. Le collectif "Une école, notre avenir", réunissant les principaux syndicats de l'Education nationale* (FAEN, FEP et SGEN-CFDT, FERC-CGT, SNES et SNUIPP-FSU), les parents de la FCPE, l'UNEF, l'UNL, les associations complémentaires de l'Ecole et les mouvements pédagogiques (CRAP-Cahiers pédagogiques, ICEM pédagogie Freinet, JPA, Ligue de l'enseignement), tenait conférence de presse ce lundi 30 août, pour dénoncer une "politique éducative [qui] se limite en réalité à traquer toutes les sources possibles de suppressions d'emplois" et qui "n'a aucun rapport avec les enjeux éducatifs de la Nation". Mais au-delà des moyens, 80 000 postes supprimés d'ici à la fin de la mandature, et 1,5 point de PIB en 10 ans, le collectif dénonce l'absence de "feuille de route pédagogique", ou de toute proposition pour s'attaquer au "noyau dur" de l'échec scolaire. "C'est le système [éducatif] lui-même qui est en danger", la cohérence du service public qui est menacée. De plus, le collectif s'inquiète des moyens retirés aux associations complémentaires et aux mouvements pédagogiques, alors que "sans innovation, l'Ecole ne peut pas avancer". Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, interrogée par ToutEduc, évoque aussi la nécessité, pour les enseignants, de "reconstruire une identité professionnelle", et s'inquiète de la perte du sentiment d'appartenance à un corps, porteur d'un projet collectif. On assisste, déplore-t-elle, à un repli sur l'établissement. Quant aux parents, ils recherchent "la meilleure trajectoire" pour leur enfant. Ils ont le sentiment qu' "ils ne sont pas traités de façon égale", et que, "dans le cadre collectif, on n'y arrive plus". * ni FO, ni le SNALC-CSEN n'y participent. Sam 28 août 2010
CEMEA: rassembler et accompagner les militantsLe 10ème congrès des CEMEA, un mouvement d'éducation populaire centré sur les méthodes actives d'éducation, s'est achevé hier, vendredi 27 août à Aix-en-Provence, et a réaffirmé la dimension politique de tout projet éducatif (voir ToutEduc). Ses militants refusent que l'éducation soit soumise aux lois du marché, et se scandalisent de la "contre-révolution pédagogique en cours". Mais la clôture a aussi été l'occasion d'insister sur de nécessaires partenariats, avec les Francas, déjà évoqués à l'ouverture, avec la Ligue de l'enseignement, mais aussi avec les mouvements pédagogiques. L'assemblée générale du mouvement, en janvier prochain, pourrait ainsi acter l'organisation d' "assises de l'éducation nouvelle à l'école". Le recteur Jean-Paul de Gaudemar a d'ailleurs souligné, pour sa part, que "l'Education nationale ne peut pas vivre sans ses partenaires", ni construire seule "un enseignement et une éducation durable", alors qu'il faut revoir "un système de notation inadéquat", et inventer une "façon d'enseigner qui combine une approche collective", correspondant au schéma traditionnel, un enseignant face à un ensemble d'élèves, et une approche individualisée, l'ensemble des enseignants se réunissant pour examiner le parcours d'un élève. Les CEMEA et le rectorat travaillent déjà ensemble à la formation des délégués, dans les ateliers relais, et à la présence de lycéens au festival d'Avignon. Autre proposition faite par le congrès, la création d'un "Conseil pédagogique national", Le 618 congressistes étaient de tous âges, la moitié d'entre eux ayant moins de 40 ans. Pour un tiers, ils sont du secteur "vacances-loisirs", pour 16% du secteur social (psychiatrie, éducation spécialisée, petite enfance), pour 15% de l'animation professionnelle, pour 13% de l'enseignement, pour 8% du champ culturel, pour 7% de l'insertion sociale... Près de 10% d'entre eux venaient des DOM et des TOM. Heata est surveillante dans un collège de Polynésie et encadre des stages BAFA, elle veut voir "ce qui se passe dans le monde entier, sans renier [sa] culture", et ainsi oeuvrer "pour garder les valeurs des CEMEA, chacun à sa façon". De même pour Ronny, venu de Nouvelle-Calédonie, d'un "petit pays insulaire", ce congrès est une occasion de "prendre le savoir", de "récupérer des idées"... La Fédération internationale des CEMEA (présents dans 44 pays), insiste pour sa part sur la nécessité de "rassembler la famille des associations", et de coordonner l'ensemble des reflexions. |
Les questions Toutes les questions Les forums Tous les forums Actualité Toute l'actualité Adhérez au club en utilisant le code TOUTEDUC et économisez 2€ sur votre carte de membre. |



D’autre part, on entend régulièrement des critiques sur le coût et l’efficacité d’établissements comme les CEF. Néanmoins, les critiques sont aujourd’hui moins vives que par le passé. Le coût de telles prises en charge se justifie par le nécessaire étayage éducatif à apporter à des jeunes à un moment de leur parcours de réinsertion, prise en charge limitée dans le temps.
sans prévention, mais pas de prévention sans la possibilité d'une sanction. "Au plus haut niveau de l'Etat, nous ne sommes pas dans le tout sécuritaire", ajoute-t-il.
déclic". Jean-Marie Bockel explique ainsi que la lettre de mission signée par le président évoque "la responsabilité des parents" alors que le
qui légitime et accompagne sur le terrain les expérimentations que peuvent lancer les militants dans les crèches, les écoles, les centres de loisir... Un observatoire des nouvelles pratiques pourrait également être créé. 
