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L'éducation prioritaire, une "dimension fondamentale" de la politique éducative (Manifeste)

Paru dans Scolaire le lundi 06 janvier 2025.

Les secrétaires générales du SNES-FSU, de SE-UNSA et de la CFDT-EFRP ont signé le manifeste que l'OZP, l'observatoire de l'éducation prioritaire publie pour demander aux pouvoirs publics d'agir résolument "pour le développement de la mixité sociale et pour la consolidation de la politique d’éducation prioritaire". 

Les signataires, au premier rang desquels les membres du Conseil scientifique de l’OZP et les représentants du GFEN, du CRAP-Cahiers pédagogiques et de l'AFEF (les enseignants de français) leur demandent d' "inscrire dans la durée cette politique". Ils partent d'un double constat : "l’absence de tout discours et tout projet conséquents sur l’éducation prioritaire de ce gouvernement, comme de ceux qui l’ont précédé depuis 2017, est révélatrice d’orientations politiques qui ont renoncé à toute visée de lutte contre les inégalités scolaires et de démocratisation de notre système éducatif. Les dédoublements des classes de CP, CE1 et GS (...), dont les premiers résultats sont décevants, ne sauraient suffire."

Ils constatent également que "la mixité sociale est une des conditions de la réussite de tous", mais qu'elle se heurte à deux "principaux obstacles", l'urbanisme qui "concentre dans certains secteurs les familles les plus fragiles" et "un enseignement privé qui accueille massivement (...) les enfants des couches sociales les plus favorisées". Il faudrait donc consolider "la politique de la ville" et interdire "plus nettement" à l’enseignement privé de "sélectionner ses élèves".

Ils demandent aux "pouvoirs publics" de fonder leur action " sur la base du référentiel de l’éducation prioritaire" de 2014, lequel pourrait être "étoffé" et complété pour des "lycées prioritaires" par un "référentiel spécifique dans une perspective bac-3/bac+3".

Mais au-delà, ils demandent que, de manière plus générale, les moyens d'enseignement soient attribués "en fonction de la situation sociale des écoles et établissements", que soit revue "la carte de l’éducation prioritaire au moyen des IPS en n’incluant pas le privé", et sans se limiter aux territoires urbains. "Certains villages connaissent des situations de concentration de populations économiquement pauvres (...). Il faut répondre prioritairement aux besoins des lycées et des écoles qui ne s’inscrivent pas dans un réseau mais présentent des situations sociales difficiles", viser à "élever le niveau culturel et scolaire de tous les élèves issus des milieux populaires quel que soit leur lieu de scolarisation."

Le manifeste évoque encore la nécessité d'une "réorientation d’une partie de l’action des cités éducatives" et de donner aux élèves "accès à des ressources culturelles et des outillages pédagogiques qui répondent aux besoins identifiés par les professionnels et la recherche". Ils demandent un "pilotage respectueux des acteurs en favorisant davantage leur travail collectif". Ils ajoutent que "des rencontres nationales, académiques et départementales ainsi que dans les réseaux devront permettre de faire le point" sur les politiques de mixité sociale et d'éducation prioritaires, "deux dimensions fondamentales de la politique éducative". 

 

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