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Une étude sur la réforme des lycées professionnels confiée à l'IFOP

Paru dans Scolaire, Orientation le jeudi 15 décembre 2022.

"L’Education Nationale organise une étude à propos de la réforme de l'enseignement en lycée professionnel" et la société Stephenson études organisait hier à Paris une réunion ouverte aux enseignants ainsi qu' "aux CPE, psychologues scolaire, AESH , infirmier.e.s de lycées professionnels (...) travaillant en privé, en public, à Paris, en banlieue" pour "échanger à propos de la réforme". Un "dédommagement" de 80 euros est prévu. Le site précise encore que la réunion était animée" par la DITP (Direction interministérielle de la transformation publique).

"Stephenson études consommateurs" se présente comme "une société d’études spécialisée dans les terrains qualitatifs et quantitatifs". Interrogée par ToutEduc, elle se présente comme une entreprise chargée de recruter des participants à des études. Dans le cas présent, c'est l'IFOP qui lui a demandé de constituer ce panel. Le nombre des personnes effectivement recrutées ne correspondait "pas complètement" à la commande. Leur rémunération s'inscrit dans la logique de l'entreprise, au même titre que celle de consommateurs de yaourts ou autres produits.

Interrogé par ToutEduc, le ministère délégué indique qu'avec la DITP, elle "consulte très largement" et qu'à côté des groupes de travail, elle a en cours trois enquêtes sur l'état actuel du lycée professionnel tel qu'il est perçu par les enseignants, par les élèves et par leurs parents. La DITP a un marché avec l'IFOP pour toutes les enquêtes qu'elle lance avec tous les ministères.

Pour la CGT Educ'action, Carole Grandjean "a décidé d’esquiver l’absence des syndicats les plus représentatifs dans les groupes de travail nationaux, en confiant la réalisation de 'focus group' à (cette) entreprise". L'organisation syndicale considère qu'il est "inacceptable" de sous-traiter "le dialogue social à une entreprise privée". Elle ajoute que, "pour pouvoir expérimenter à la rentrée 2023 la réforme Macron, des établissements ont été sélectionnés d’office sous couvert d’un accord en catimini avec les chef.fes d’établissement et quelques enseignant.es trié.es sur le volet".

Le site de Stephenson études ici

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