L'enseignement catholique est "républicain", assure la FNOGEC
Paru dans Scolaire le jeudi 19 février 2026.
"Les établissements privés sous contrat, notamment ceux de l’enseignement catholique, sont l’École de la République au même titre que les établissements publics." La FNOGEC, qui fédère les organismes de gestion de l'enseignement catholique publie cet argument en marge d'une étude sur les forfaits d'externat versés aux établissements situés outre-mer. Les écarts sont importants puisque, en moyenne, un collège de Guadeloupe touche 1 101€ par élève et par an alors qu'un collège de Martinique touche 455€ de la collectivité. La FNOGEC demande notamment que soit établie "une méthodologie uniforme pour calculer le coût d'un élève du public" et "un coût standard pour l’Outre-Mer".
La FNOGEC publie donc en annexe un document qui "a pour vocation de réaffirmer quelques principes essentiels qu’il convient de rappeler aux interlocuteurs" du réseau des EPSC. Cet argumentaire reprend des thèmes classiques du privé sous contrat, mais la tonalité est assez différente de celle du SGEC, le secrétaire général de l'enseignement catholique insistant, depuis la rentrée, sur l'importance du facteur religieux dans la définition du "caractère propre" des établissements privés sous contrat. Pour sa part, la fédération des organismes de gestion met en avant leur engagement "dans la mission de service public d’éducation", leur participation "à la mise en œuvre du droit fondamental à l’instruction. Loin d’être en marge de la République, ils en sont des acteurs indispensables." Ils ne constituent pas "une alternative à l’école publique mais une composante à part entière de l’école de la République".
Cette complémentarité "puise sa force dans la diversité des projets éducatifs" qui concourent à "la formation intégrale de la personne". La FNOGEC tire arguments de la loi Debré, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui consacre le droit des parents à "choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants", de la "Convention européenne des droits de l’homme" qui impose aux État de respecter ce droit, du code civil...
De plus, ces établissements dont le projet éducatif "incarne des valeurs et convictions" des parents, assurent "une continuité éducative entre la famille et l’école".
Autre argument, "le rôle de l’État est d’abord d’être garant de l’exercice réel" du droit "de choisir l’école et le projet éducatif qui lui conviennent" et il "ne peut détenir le monopole de l’éducation" car "la concentration du pouvoir éducatif entre les mains d’un seul acteur" irait à l'encontre du "pluralisme démocratique que l’État a l’obligation de garantir".
Le site de la FNOGEC ici

