G. Darmanin annonce la fin des Centres éducatifs fermés
Paru dans Justice le jeudi 12 février 2026.
"Les CEF (centres éducatifs fermés) n’ont pas suffisamment fait la démonstration d’une plus grande efficacité à lutter contre la récidive (...). C’est pour cette raison que j’ai souhaité rapprocher les CEF et les UEHC (unités éducatives d'hébergement collectif) dans un nouveau modèle d’unité judiciaire à priorité éducative (UJPE)." Gérald Darmanin signe une circulaire "relative à la justice des mineurs", la première depuis près de 10 ans.
Le ministre estime que "la justice des mineurs doit trouver un équilibre entre fermeté et accompagnement", qu'elle doit "reposer sur l’idée que la sanction est un acte éducatif" et il annonce "une nouvelle conception du placement" en même temps qu'il "réaffirme (son) ambition de renforcer l'intervention en milieu ouvert". Il rappelle d'ailleurs que "le placement ne concerne que 6,6 % des mineurs faisant l’objet de mesures pénales". Mais "les mineurs dont l’ancrage dans la délinquance est le plus fort bénéficieront d’un nouveau cadre unique de prise en charge au sein d’unités judiciaires à priorité éducative (UJPE), qui auront vocation à remplacer les structures existantes que sont les unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC) et les centres éducatifs fermés (CEF)."
Outre des changements de dénominations, le ministre promet "une augmentation du volume horaire hebdomadaire consacré à la formation, à l’insertion professionnelle et aux activités de médiation éducative", des "moyens supplémentaires en professeurs techniques" ainsi que la "création de 60 postes d’infirmiers" et il rappelle l’ouverture "déjà annoncée" de 150 postes d’éducateurs supplémentaires.
Il invite à "une diversification des modalités de prise en charge", il évoque "le recours à des solutions modulables et évolutives à travers l’hébergement collectif, individualisé et les dispositifs de semi-autonomie", des moins de 16 ans poursuivis en correctionnelle qui ne pourront plus être incarcérés, mais aussi des "protocoles stricts de lutte contre les fugues et "une réactivité immédiate face à chaque transgression".
Pour leur part, les services de milieu ouvert "doivent déployer une offre de mesures d’alternatives aux poursuites construite avec les parquets, afin de mettre en œuvre une action éducative précoce et préventive".
La circulaire ici

