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E. Geffray limite les "droits des enfants" à leur sécurité

Paru dans Scolaire, Périscolaire, Justice le jeudi 29 janvier 2026.

Le Monde publie dans l'édition datée de ce 29 janvier une longue interview d'Edouard Geffray qui "souhaite nommer auprès de la médiatrice de l'Education nationale un défenseur des droits des enfants" que "toute personne pourra saisir d'une question, lui signaler une suspicion mal prise en charge, que ce soit sur le temps scolaire ou périscolaire".

Cette annonce intervient après que le ministère a publié quelques données concernant les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire. EN CM1-CM2, 15 % des élèves, filles ou garçons "déclarent avoir été victimes de voyeurisme dans les toilettes, et 8 % avoir été embrassé.e.s de force au moins une fois. Au collège, 15 % des filles et 12 % des garçons "déclarent avoir été exposés à au moins une forme de violence sexuelle", aussi bien dans le public que dans le privé. Dix pour cent des lycéennes déclarent s'être déjà absentées "par peur". 30 % des collégiennes et 26 % des collégiens déclarent avoir été victimes de cyberviolences.

Outre la création de ce défenseur des droits, E. Geffray souhaite que les contrôles d'honorabilité, qui concerne les nouveaux personnels, soient systématisés tous les 3 ou 5 ans. Il indique qu' "il faut compter entre 30 et 40 radiations de personnels de l'Education chaque année pour des faits à caractère sexuel, que ce soit envers des mineurs ou entre adultes". Il ajoute que l'Ecole est "le premier émetteur d'informations préoccupantes, quelque 80 000 par an.

S'agissant de l'EVARS, il indique que 66 % des écoliers (dans le public comme dans le privé), 48 % des collégiens (58 % dans le privé) et 35 % des lycéens (46 % dans le privé) "ont déjà bénéficié d'une séance ".

Interrogé sur les inspections des établissements privés sous contrat, il indique qu'un millier d'entre eux ont été contrôlés en 2025, 1 300 le seront en 2026, pour arriver à 40 % des établissements en 2027. "Dans la très grande majorité des cas, les contrôles se passent bien. Il y a eu quelques signalements justifiés, concernant des inspecteurs qui ont eu parfois un problème de positionnement, ou bien qui sont allés trop loin dans leurs recommandations" et lorsqu'il y a eu "des comportements qui n'étaient pas acceptables, les inspecteurs ont été rappelés à l'ordre".

A noter que la question du respect des droits des enfants tels qu'ils sont définis par la Convention internationale, dépasse de loin celle, évidemment essentielle, de leur sécurité.

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