Les chefs d'établissement plutôt rassurés par les propos d'E. Geffray et optimistes pour la jeunesse (SNPDEN)
Paru dans Scolaire le mercredi 21 janvier 2026.
"Nos collègues ont apprécié les propos d'Edouard Geffray qui, lors d'une visio vendredi dernier, s'est voulu rassurant, promettant qu'il n'annoncerait pas de nouveau coup." Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN répondait ce 21 janvier aux questions de la presse à l'issue de la réunion du "Conseil syndical national". Le Syndicat UNSA des personnels de direction réunissait en effet ses instances à Aix-les-bains dans un contexte tendu par les retards pris dans l'adoption d'un budget, ce qui limite encore un peu plus le temps de préparation de la prochaine rentrée, notamment pour anticiper les ouvertures ou fermetures de postes.
Plusieurs sujets d'actualité sont sur la table. S'agissant des 21 collèges qui, faute de révision de la carte de l'éducation prioritaire, vont bénéficier de mesures transitoires sous forme d'IMP (indemnités pour missions particulières) pour les enseignants, l'organisation syndicale s'inquiète. A enveloppe constante, il faudra les prendre sur les IMP d'autres établissements, potentiellement 700 collèges seraient impactés. De plus, les personnels de direction ne sont pas éligibles à ces indemnités et ne toucheraient donc rien...
En termes policés, l'organisation syndicale dénonce, s'agissant d'une éventuelle interdiction des téléphones portables au lycée, une mesure qui ne tient aucun compte de la réalité des établissements. Ici, c'est avec leur portable que les élèves badgent pour accéder à la cantine, ailleurs c'est leur emploi du temps qui est sur le téléphone. Il faut donc envisager des solutions selon les établissements, par exemple des boîtiers à l'entrée des salles de classe, une mesure à envisager avec les CVL (conseils de la vie lycéenne). "Rien de pire que le tout ou rien", commente B. Bobkiewicz qui fait confiance à "notre jeunesse".
Les chefs d'établissement constatent en effet que "beaucoup de jeunes sont engagés" et témoignent de "sensibilités intéressantes" : "il faut continuer à y croire". A rebours d'une déploration générale sur la nouvelle génération, le SNPDEN est résolument optimiste.

