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Territoires et démographie : moins de classes uniques, vers des écoles du socle, extension aux zones urbaines des "observatoires"

Paru dans Scolaire, Périscolaire le vendredi 16 janvier 2026.

La baisse du nombre d’élèves "implique une réponse concertée localement", estime Edouard Geffray. Le ministre de l'Education nationale est, ce 16 janvier dans l'académie de Lyon pour annoncer la généralisation des observatoires des dynamiques rurales qui deviennent "observatoires des dynamiques rurales et territoriales" : ils ont vocation à couvrir aussi les zones urbaines, y compris là où sont implantés les réseaux d'éducation prioritaire et où "le recul démographique est plus récent".

Ces observatoires associent l’État, c'est à dire le préfet, l’Education nationale représentée par le DASEN et les élus locaux, ils constituent "un cadre commun de diagnostic et de prospective, à un, trois et cinq ans au minimum". La réflexion porte aussi sur "les services associés", notamment les transports scolaires.

C'est ainsi que l'observatoire de Charentes (sans davantage de précisions géographiques) s'est donné pour objectifs de faciliter le continuum école/collège, de développer des "écoles du socle" et renforcer le cycle 3, de réduire les coûts de fonctionnement, de limiter le nombre des écoles à une seule classe (dans le dossier de presse "réduire l’exercice professionnel en site isolé" et "réduire les classes multi-niveaux à faibles effectifs"), de développer des projets éducatifs globaux avec la CAF (allocations familiales), l'ARS (agence régionale de santé), les associations...

En ce qui concerne la carte de l'éducation prioritaire, le ministère constate que, si son actualisation est nécessaire (elle aurait dû intervenir en 2019-2020, ndlr), elle nécessite "15 à 18 mois de travail" et ne peut donc être engagée "alors que les deux échéances électorales à venir impliquent des périodes de réserve pour l’institution".

Toutefois, pour répondre aux besoins de 21 collèges et 66 écoles qui ne sont pas en éducation prioritaire mais qui "présentent d’importantes fragilités sociales", un certain nombre de dispositions sont annoncées pour la prochaine rentrée, "une attention particulière portée au nombre d’élèves par classe", un Psy EN, un infirmier et un assistant social à temps complet pour chaque collège, la possibilité d'un "plus de maîtres que de classes" dans les écoles et pour les enseignants "une indemnité pour mission particulière dans l’attente de la révision globale de la carte de l’éducation prioritaire" ainsi qu'une bonification RH mobilité, à partir de trois ans d’exercice (2nd degré uniquement).

Le dossier rappelle que 202 territoires ont été labellisés depuis 2021, chacun comprenant en moyenne quelque 1 600 élèves. S'y ajoutent 59 nouveaux territoires (731 écoles, 84 collèges, 30 lycées) qui rejoignent le dispositif, "une cinquième vague d’appel à projets est prévue à la rentrée 2026 pour porter leur nombre à 300.

 

 

 

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