Evaluations nationales : les enseignants de la FEP souhaiteraient "en débattre collectivement"
Paru dans Scolaire le mardi 13 janvier 2026.
Les évaluations nationales sont "perçues comme un dispositif lourd, peu utile et largement rejeté par les équipes" estime la FEP. Le syndicat CFDT de l'enseignement privé a mené l'enquête auprès de 387 enseignant·es du primaire. Sept sur dix le décrivent comme chronophage. Quatre sur dix "reconnaissent un éclairage ponctuel sur les besoins d’élèves", mais ils sont un peu plus nombreux à juger qu'il est "imposé" et sans réelle utilité, et même 55 % à considérer que ces évaluations "n’aident pas à repérer difficultés ou réussites", presque autant à déclarer qu'ils préfèrent créer leurs propres outils d'évaluation. Quoi qu'il en soit, "le temps investi est jugé disproportionné par rapport au bénéfice pédagogique et se fait au détriment des apprentissages".
Les enseignants interrogés "soulignent le stress occasionné, surtout chez les élèves fragiles, ainsi que l’inadéquation de certains items avec les apprentissages réellement engagés. Beaucoup estiment que ces évaluations précoces contribuent à dégrader le climat de classe en début d’année."
Ils sont près de 20 % à se déclarer "prêt.es à boycotter le dispositif et 61,2 % à en débattre collectivement en l’absence d’améliorations". A noter que les enseignants du privé sont traditionnellement moins prompts que leurs homologues du public à contester les politiques les concernant.

