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Incidents graves envers les personnels : un établissement du second degré sur deux concerné (Depp)

Paru dans Scolaire le mardi 18 février 2025.

Une note consacrée aux "signalements d’incidents graves envers les personnels des écoles publiques et des collèges et lycées publics et privés sous contrat en 2022-2023" vient d’être publiée par le service statistique de l’Éducation nationale (Depp). Un point de définition s’impose. "Les incidents graves envers les personnels se caractérisent par trois types d’atteintes : les atteintes aux personnes, impliquant de fait un auteur et une victime ; les atteintes aux biens, tels que les vols, les dommages aux locaux, aux biens personnels ou aux matériels ; les atteintes à la sécurité, comme les conduites à risque ou des agissements illégaux qui n’impliquent pas de victime", d’après la Depp.

Premier degré : moins d’incidents graves et une part plus importante d’enseignants concernés

Au cours de l’année scolaire 2022-2023, aucun incident grave n’a été déclaré pour 84 % des écoles publiques. Ce n’est le cas que dans 52 % des collèges et des lycées publics et privés sous contrat. Alors que les victimes d’incidents graves dans les écoles sont à 85% des enseignants, cette proportion est de 61 % dans les collèges et lycées où les personnels non enseignants sont davantage exposés à des incidents.

Dans les écoles, la nature des atteintes diffère en fonction des missions des personnels : "les personnels non enseignants sont davantage victimes de violences physiques (77 % du total des incidents graves envers ces personnes) que les enseignants (34 %)." En revanche, dans le second degré, les écarts entre les catégories de personnels sont moins marqués.

Autre différence entre premier et degré, celle relative au profil des auteurs des incidents. Dans les écoles, les incidents graves envers les enseignants des écoles publiques sont principalement commis par des familles d’élèves (44 %) et un élève ou un groupe d’élèves (50 %). "Dans les collèges et lycées publics ou privés sous contrat, tous les auteurs d’incidents graves envers le personnel enseignant sont des élèves ou groupes d’élèves."

Les violences verbales sont les plus représentées

Que ce soit dans les écoles, les collèges ou les lycées, publics ou privés sous contrat, les incidents graves correspondent en premier lieu à des atteintes aux personnes : 96 % dans le premier degré, 91 % dans le second degré. Et parmi ces atteintes, ce sont celles qui relèvent de la violence verbale qui sont le plus représentées : 76 % dans le premier degré et 54 % dans le second degré. Quant à la part de violences physiques, elle est plus élevée dans les écoles (41 %) que dans les collèges et lycées (11 %).

S’agissant des atteintes relatives à la sécurité, elles représentent 6 % du total dans les établissements du second degré, et 2 % dans les écoles publiques. Au sein de celles-ci, "les atteintes à la laïcité envers les personnels représentent 2 % des incidents graves dans les écoles publiques et 1 % dans les collèges et lycées publics et privés sous contrat. Enfin, 2 % de l’ensemble des incidents envers les enseignants dans les écoles publiques et 2 % dans les collèges et lycées publics sont motivés par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie", souligne la Depp.

A noter que le troisième type d’atteintes, celles relatives aux biens sont assez rares : 2 % dans les écoles publiques et 4 % dans les collèges et lycées.

Davantage de suites aux incidents quand ils visent les enseignants

Quelles sont les suites données aux incidents ? Dans les écoles publiques, les incidents graves peuvent conduire à un conseil de discipline, une commission éducative ou une réunion de l’équipe éducative dans 63 % des cas quand il s’agit de personnels enseignants, dans 61 % des cas quand il s'agit de personnels non-enseignants. Dans les établissements du second degré, ces chiffres sont respectivement de 33 % et 23 %.

Alors que 67 % des incidents envers les personnels enseignants mènent ou pourraient mener à des exclusions temporaires, c’est presque deux fois moins lorsque les incidents concernent les personnels non enseignants (35 %).

La note de la Depp ici.

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