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Faute de moyens, "l’école inclusive restera un slogan, plutôt qu’une réalité" (FSU et UNSA)

Paru dans Scolaire le mardi 11 février 2025.

Il y a vingt ans était votée la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, dite "loi handicap". Celle-ci devait conduire à la mise en place d’une école inclusive, en accueillant tous les élèves sans exception.

Mais pour le SE-UNSA, "l’École inclusive est en crise. Elle est à un point de rupture parce que les moyens actuels ne permettent plus aux personnels - enseignants, AESH, CPE et PsyEN - de trouver les solutions pour prendre en charge scolairement tous ces élèves". L'organisation syndicale pointe le manque de formation des enseignants, contraints de "s’auto-former" sur leur temps personnel. "Par ailleurs, les diagnostics des besoins des enfants n’ont cessé de s’affiner et les demandes d’adaptation ou de compensation pour chaque profil n’ont cessé de se multiplier, complexifiant encore davantage le travail des enseignants."

Si leur nombre a certes augmenté ces dernières années, "les AESH, qui sont très majoritairement des femmes, ont un statut précaire, avec des temps de travail incomplets contraints, une rémunération insuffisante et une formation initiale et continue plus que défaillantes", souligne l’UNSA qui revendique un statut de fonctionnaire pour ces personnels ainsi qu’une "formation initiale de meilleure qualité".

Réitérant son soutien à l’École inclusive, l’UNSA appelle à ce que "les élèves aient la possibilité d’être scolarisés à l’école ordinaire ou dans les établissements et services médico-sociaux en fonction de leurs besoins, d’où la nécessité d’ouvrir des places dans ces établissements".

Pour le SNUIPP, "faute de moyens, l'inclusion scolaire reste un vœu pieux, bien loin des ambitions affichées". Le syndicat FSU du 1er degré redit son attachement à l’école inclusive, mais aujourd’hui, "cette inclusion est trop souvent synonyme de souffrance pour les élèves et de difficultés pour la communauté éducative" et "une situation de maltraitance institutionnelle s’est installée", avec des AESH précarisés, "une pénurie programmée des enseignements adaptés, un manque de personnels qualifiés, un manque de temps de concertation entre enseignant.es et personnels d'accompagnement, des classes surchargées et un manque de places en établissements et dispositifs spécialisés".

Le SNUIPP estime que le budget 2025 ne prévoit aucune amélioration, "le recrutement annoncé de 2 000 AESH ne constitue qu’une goutte d’eau face au manque criant de besoins". Sans les moyens mis pour y répondre, "l’école inclusive restera un slogan, plutôt qu’une réalité".

 

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