Mayotte : les examens aménagés ou remplacés par le contrôle continu
Paru dans Scolaire, Orientation le mardi 11 février 2025.
Après le passage du cyclone Chido et de la tempête tropicale Dikeledi, Elisabeth Borne annonce plusieurs mesures pour Mayotte.
Les prochaines vacances sont prolongées d'une semaine, du 1er au 17 mars, au lieu du 1er au 10 mars 2025.
Le calendrier de Parcoursup est modifié, les candidats ont jusqu'au 26 mars (au lieu du 13) pour formuler leurs voeux.
Les épreuves du mois de juin du DNB (diplôme national du brevet) sont annulées et remplacées par la prise en compte intégrale du contrôle continu.
De même le CAP sera "intégralement évalué par la prise en compte du contrôle continu"
L'épreuve anticipée de français est maintenue mais le nombre de textes à présenter à l'oral sera réduit. "Le contrôle continu sera pris en compte au titre de l’épreuve écrite."
En ce qui concerne les épreuves de terminale du baccalauréat général ou technologique, le Grand oral "sera maintenu selon une organisation souple et adaptée", les épreuves de spécialité et de philosophie "seront remplacées par la prise en compte du contrôle continu".
En ce qui concerne le baccalauréat professionnel, "l’épreuve de PSE (prévention santé et environnement) et la soutenance de l’oral de projet sont maintenues", mais l'épreuve terminale ou le CCF (contrôle en cours de formation) pour les enseignements généraux et professionnels sont remplacés par le contrôle continu. Le nombre de semaines de PFMP (périodes de formation en milieu professionnel) est considérablement réduit (10 semaines au lieu de 18 à 22 semaines) et les situations réalisées en établissement pourront être prises en compte. La mise en oeuvre du stage de fin d'année de terminale pourra être remplacée par un accueil au lycée.
En ce qui concerne l'EPS, les candidats pourront en être dispensés si les CCF (contrôles en cours de formation) n'ont pas pu être réalisés ni une moyenne établie.
Pour tous les BTS, "les épreuves seront remplacées par le contrôle continu".
La ministre de l'Education nationale insiste sur le fait que ces aménagements ont été décidés "après échanges entre les organisations syndicales", avec la DGESCO (la direction générale de l’enseignement scolaire) et avec l’Inspection générale.
A noter que ces mesures rappellent celles prises pour la Nouvelle-Calédonie (ici)

