Port du voile lors des sorties scolaires ou à l’université : la loi ne changera pas (E. Borne sur RTL)
Paru dans Scolaire le vendredi 07 février 2025.
"On ne changera pas la loi sur le point-là." Elisabeth Borne l’a assuré au micro de RTL ce vendredi 7 février, alors qu’elle était invitée à se prononcer sur les propos de Bruneau Retailleau, opposé au port du voile dans le cadre de sorties scolaires. "La position du gouvernement n’est pas la même (que celle de son collègue Bruno Retailleau, ndlr) pour les sorties scolaires ou à l’université", a répondu la ministre de l’Education nationale, faisant comprendre que le gouvernement n’interdira pas le port du voile dans ces situations.
Face à l’actualité récente marquée par des agressions entre jeunes, notamment celles contre un élève à Bobigny et un autre, poignardé dans son lycée à Bagneux, la ministre a annoncé se saisir du sujet. "Je vais modifier le code de l’éducation pour que, dès lors qu’un élève introduit une arme blanche dans un établissement, il soit systématiquement traduit en conseil de discipline et qu’il y ait systématiquement un signalement au procureur."Jusque-là, c’était à "l’appréciation"de l’établissement, la procédure décrite par la ministre sera désormais "systématique".
Elisabeth Borne est aussi revenue sur son annonce faite à Ouest-France au sujet des formations à l’intelligence artificielle (IA). Dès la rentrée prochaine, les élèves de 4e et de 2nde auront une formation obligatoire à l’IA. Pour les autres niveaux, cela se fera sur la base du volontariat. "C’est d’abord une évaluation de son niveau, de sa compréhension de l’IA et ensuite, une formation au prompting", précise-t-elle. Sous la forme de "petits modules d’autoformation pour les jeunes", seront expliqués les différents types d’IA, son intérêt mais aussi ses risques, comme les "biais" ou le "problème de la gestion des données".
L’expérimentation lancée en septembre qui a conduit à 50 000 élèves à déposer leur portable à l’entrée de l’école "semble apaiser le climat scolaire", a dit la ministre, avant de préciser qu’une évaluation du dispositif était nécessaire pour envisager sa généralisation. Elle se dit "favorable à ce qu’on puisse avoir des moments de pause numérique dans l’établissement scolaire".
S’agissant des vacances scolaires d'été, qu’Emmanuel Macron a dit vouloir raccourcir lors d’un déplacement à Colmar le 2 février, il faut réfléchir "à l’organisation d’une vaste concertation citoyenne sur le sujet en prenant le temps", a souligné Elisabeth Borne.
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