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Le programme EVARS est publié, des précisions sur sa mise en œuvre (ministère)

Paru dans Scolaire, Périscolaire le jeudi 06 février 2025.
Mots clés : EVARS, éducation à la sexualité

Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle, et à la sexualité (EVARS) a été publié au Bulletin officiel (BO) ce 6 février. Son contenu est désormais accessible à tous. Lors d’un brief presse, le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a apporté les détails de sa mise en œuvre et de son suivi.

Pour rappel, le texte a été voté à l’unanimité au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le 29 janvier (voir TE ici). C’est "un programme équilibré qui s’appuie sur une expertise scientifique au sens large du terme et qui a fait l’objet d’une concertation qui a duré dans le temps et qui a permis d’aborder tous les sujets. (…) Donc ce programme, c’est l’objet de tous ces échanges et des conclusions qui ont été rendues à l’issue du CSE", souligne l'entourage de la ministre. Il a été rappelé que "les familles seront au courant du contenu du programme et des conditions dans lequel il sera enseigné".

Des formations par académie et sur la base du volontariat

Une préoccupation majeure concerne la mise en œuvre du programme sur laquelle des précisions ont été données. Le cabinet de la ministre a fait savoir qu’il y aura des ateliers de formation dans chaque académie pour 2 à 3 personnes dans le 1er degré, et pour une personne par collège et par lycée. Ce à quoi s’ajoutent des formations sur la base du volontariat. Un parcours d’autoformation sur la plateforme Magister sera accessible à l’ensemble du personnel impliqué, et une formation sur deux jours en présentiel sera proposée aux personnels volontaires.

Les personnels seront ensuite accompagnés dans la mise en œuvre du programme grâce à un ensemble de ressources, notamment un livret "en cours d’élaboration" qui présentera le déroulé de trois séances spécifiques d’EVARS et celui de trois séances en lien avec d’autres disciplines. Les heures consacrées à l’EVARS devront être intégrées dans les emplois du temps, il reviendra donc aux chefs d’établissement, en lien avec leur équipe, de décider d’une organisation pour leur mise en œuvre. "Ces heures peuvent se faire sur des enseignements de la vie scolaire, sur l’EMC", ou encore sur d’autres disciplines, donc sur "du temps scolaire identifié", précise la directrice de l’enseignement scolaire.

Un "soutien inconditionnel" face aux pressions et contestations

Face aux attaques et menaces que pourraient subir les personnels intervenant dans le cadre de ces enseignements, le cabinet a redit son "soutien inconditionnel face à toute forme de pression et de contestation dont pourrait faire l’objet cet enseignement. Toute la chaîne hiérarchique est derrière eux pour mettre en œuvre ces enseignements." Comme pour tout type d’attaque à l’égard d’un membre de la communauté éducative, une protection fonctionnelle sera accordée et une procédure disciplinaire en fonction de l’âge de l’enfant et de la gravité de la situation pourra être enclenchée.

S’agissant des intervenants extérieurs, le ministère a souligné le contrôle dont ils feront l’objet. Ils devront être "dument agréés et reconnus", insiste le cabinet. Ils devront déposer un "dossier assez lourd" qui indique ce qu’ils veulent faire et comment. "Les intervenants extérieurs n’enseignent pas", mais viennent en complément des enseignants, aucune idéologie n’a sa place dans l’école", l’enseignant reste celui qui construit et conduitla séance.

Comment réagir si un élève pose une question qui ne correspond pas aux enseignements de son âge ? Il ne s’agit pas d’un échange individuel, répond un membre du cabinet. La "co-animation" est prônée et, dans ce cas, l’enseignant pourra renvoyer l’élève vers un personnel social ou de santé qui pourra accueillir sa parole. C’est là l’intérêt du programme qui fixe un cadre national, avance la DGESCOl. Il permet à l’enseignant de savoir quand apporter la réponse et quand donner la possibilité d’un échange individuel avec un personnel de santé, ce qui permet de traiter la question dans un autre contexte. Jusque-là aucun document officiel ne permettait d’encadrer les trois séances obligatoires par an de cet enseignement.

A noter que le SNIES, enthousiasmé par le vote unanime du CSE (Conseil supérieur de l'éducation) pour le programme d'EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle), rappelle que "les infirmier·ères scolaires jouent un rôle central dans les dispositifs éducatifs qui englobent la santé, l'éducation et le bien-être des élèves". Le syndicat UNSA des personnels infirmiers de l'Education nationale ajoute que leur expertise "est cruciale pour aborder les questions de sexualité en toute confiance et sécurité" et que "les enseignant-es peuvent s'appuyer sur l'expertise infirmière pour apporter une approche holistique à l'éducation à la sexualité" et qu'ils (elles) sont "en première ligne pour détecter précocement les signes de maltraitance et intervenir de manière appropriée".

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