40 % des lycéens trouvent les enseignements scolaires "intéressants", 4 % n'ont pas d'amis (enquête Régions France)
Paru dans Scolaire, Périscolaire, Orientation le lundi 27 janvier 2025.
Mots clés : Observatoire du bien-être, apprentissage, mal-être
"Seuls 40 % des jeunes considèrent que ce qu’ils ont appris tout au long de leur scolarité est plutôt ou tout à fait intéressant." Voici un des résultats de l’enquête "Bien-être des lycéens" réalisée par Régions France et menée en partenariat avec l’Observatoire du bien-être. Lancée en mai dernier, cette enquête vise à mesurer le niveau de satisfaction et de bien-être de cette tranche d’âge sous la forme d’un questionnaire auquel les jeunes ont répondu en indiquant une note entre 0 et 10. A noter que les résultats sont à prendre "avec précaution", étant donné que l’échantillon n’a pas fait l’objet d’un redressement.
Sur les quelque 8 480 lycéen.nes qui ont participé, 60% donc ne considèrent pas intéressants les enseignements reçus dans un cadre scolaire. Ils ne sont même que 21% à les considérer utiles dans leur vie actuelle et 39 % utiles pour leur vie future. Chez les élèves de filière professionnelle et les enfants d’ouvriers, ces proportions sont encore plus faibles.
S’agissant d’orientation, si 85 % des lycéens ont choisi leur filière, ils ne sont que 70 % à penser pouvoir choisir librement leur future orientation. Là encore, ce sont les élèves de filière professionnelle et les enfants d’ouvriers qui sont le moins confiants sur leur possibilité de s’orienter vers les études de leur choix.
Un mal être plus grand chez les filles et les jeunes de milieux défavorisés
Les différences en fonction du genre et du milieu social apparaissent de manière évidente. Quelle que soit la dimension retenue, les jeunes femmes font part d’un niveau de satisfaction de leur vie actuelle et de confiance moins élevés que les jeunes hommes, respectivement de 6,3 contre 6,9, et de 4,9 contre 6,3. D’après l’enquête, les filles apparaissent moins heureuses, plus souvent déprimées, elles jugent leurs relations familiales et amicales de manière plus négative, se sentent globalement moins en sécurité et aussi plus seules. Pour les jeunes n’ayant pas renseigné leur genre, les résultats sont encore plus bas.
Pour les jeunes dont les parents sont sans activité professionnelle, les niveaux de satisfaction sont aussi inférieurs, qu’il s’agisse de leur vie actuelle (5,7 contre 6,7 pour les enfants de cadres), de leur établissement scolaire, de leur lieu de résidence, de leur temps libre ou encore de leurs relations familiales et amicales. En comparaison des autres catégories sociales, les enfants d’employés, de retraités et d’ouvriers présentent eux aussi des indices inférieurs, "mais sur un nombre plus limité de dimensions".
Près de 4% des jeunes n’ont aucun ami
Parmi les résultats, l’un concerne le rapport à l’amitié et le réseau social. "En moyenne, les jeunes déclarent avoir quatre amis proches dans leur lycée et quatre en dehors. 96 % des jeunes ont au moins un ami proche (dans leur lycée ou en dehors). Parmi eux, 10 % déclarent n’avoir aucun ami au lycée, ce qui peut traduire un isolement relationnel au quotidien. A l’inverse, ils sont aussi 10 % à n’en avoir aucun en dehors du lycée. Près de 4 % n’ont aucun ami proche dans leur lycée, ni en dehors." Ce dernier groupe comprend notamment des jeunes qui n’ont pas renseigné leur genre, davantage de garçons et de jeunes dont les parents sont sans activité professionnelle et de jeunes en milieu urbain.
L'enquête (ici).
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